Des experts discutent de la multiplication par cinq de l’incidence du cancer de la thyroïde et des derniers traitements


  • Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Dans un entretien avec Medscape, Megan Haymart et Frank Worden, docteurs en médecine de l’Université du Michigan (University of Michigan) à Ann Arbor, abordent l’augmentation de l’incidence du cancer de la thyroïde et les options thérapeutiques actuelles.

Points clés

  • L’incidence du cancer de la thyroïde à faible risque a considérablement augmenté au cours des dernières décennies.
  • En Corée du Sud, l’incidence est passée de 12,2 cas pour 100 000 au cours de la période 1993–1997 à 59,9 cas pour 100 000 au cours de la période 2003–2007.
  • Il est possible que cette augmentation soit multifactorielle et que le surdiagnostic en soit le principal responsable.
  • Certains cancers de la thyroïde sont relativement indolents, tandis que d’autres ont tendance à être plus agressifs. 
  • Il est essentiel d’identifier les nodules thyroïdiens qui nécessitent une évaluation et une prise en charge, et ceux qui peuvent être surveillés en toute sécurité.
  • Le selpercatinib (Retevmo) est le dernier médicament à avoir été autorisé aux États-Unis pour le traitement des cancers de la thyroïde avec altération de RET.
  • Le processus d’autorisation est en cours pour le pralsétinib (Gavreto) dans le cadre du traitement du cancer médullaire de la thyroïde avancé ou métastatique avec mutation de RET et des cancers de la thyroïde avec fusion de RET
  • Les données probantes montrent que le pralsétinib est bien mieux toléré que les pan-inhibiteurs de kinases, tels que le sorafénib et le lenvatinib.
  • Bien que les mutations potentiellement exploitables soient rares dans le cadre du cancer de la thyroïde, les traitements ciblant ces mutations sont souvent mieux tolérés que les inhibiteurs de tyrosines kinases. 
  • Parmi les inhibiteurs de tyrosines kinases, l’entrectinib et le larotrectinib ciblent les fusions du récepteur tyrosine-kinase de la neurotrophine.
  • Le dabrafénib et le vémurafénib se sont montrés prometteurs dans le cadre des cancers papillaires de la thyroïde réfractaires à l’iode radioactif. 
  • L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) a autorisé l’association dabrafénib et tramétinib. 
  • Actuellement, aucun agent n’offre de bénéfice dans le cadre des cancers folliculaires de la thyroïde associés à des mutations de RAS.
  • Un séquençage de nouvelle génération doit être réalisé pour tous les cancers de la thyroïde, afin de déterminer si des mutations potentiellement exploitables sont présentes.
  • La prise en charge chirurgicale a grandement évolué, puisque la thyroïdectomie totale a été délaissée au profit de la lobectomie thyroïdienne depuis la mise à jour des directives relatives au cancer de la thyroïde de l’Association américaine de la thyroïde (American Thyroid Association) en 2015.