Des États membres de l’UE vont commencer cette année à s’échanger les données des patients


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Douze États membres de l’Union européenne (UE) vont commencer à s’échanger de façon régulière les données des patients au cours des mois à venir.

Même si de nombreux citoyens européens voyagent ou travaillent actuellement dans d’autres États membres, leurs informations médicales ne sont pas toujours accessibles dans les États membres où ils nécessitent un traitement. Jusqu’à présent, les systèmes de santé européens n’ont échangé que des données numériques des patients dans le cadre de projets spécifiques et à une échelle limitée. Cette situation est cependant amenée à changer, car l’Infrastructure européenne de service numérique pour l’e-Santé va bientôt être opérationnelle et permettra le partage entre les pays des informations des patients en toute sécurité.

L’infrastructure de communication est fournie conjointement par la Commission européenne et les systèmes nationaux de santé. Dans le cadre de ce nouveau système, lorsqu’un citoyen de l’UE se rend à une consultation médicale non programmée dans un autre pays, il sera possible d’accéder au résumé du patient (directives de l’UE) de la personne.

La plupart des douze pays qui ont décidé d’être les précurseurs de ce système, qui entrera en service en 2018, s’échangeront les résumés électroniques des patients. Cinq États membres de l’UE partageront les prescriptions électroniques, à savoir la Suède, la Finlande, le Portugal, la Croatie et l’Estonie. Cinq pays supplémentaires devraient rejoindre le réseau en 2019, suivis d’autres pays en 2020.