Des efforts accrus sont-ils nécessaires pour prévenir la cachexie chez les patients victimes d’un AVC ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche suggère que les patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ayant entraîné une cachexie présentent une capacité fonctionnelle et physique plus faible que les patients non cachectiques 12 mois après l’AVC, les experts ayant avancé que le développement d’une cachexie après un AVC devrait être reconnu comme une complication pertinente. 

L’étude de cohorte prospective a inclus 67 patients victimes d’un AVC ischémique aigu et atteints d’un déficit neurologique léger à modéré, qui ont été inscrits dans les 48 heures ayant suivi la survenue de l’AVC. Les mesures à l’inclusion ont inclus le poids corporel et la composition corporelle par absorptiométrie double énergie à rayons X, le statut fonctionnel selon l’échelle de l’AVC des Instituts nationaux de la santé des États-Unis (National Institutes of Health Stroke Scale), l’échelle modifiée de Rankin (modified Rankin scale), l’indice de Barthel (Barthel index) ainsi que la force musculaire par la force de préhension et des tests des quadriceps. Les mesures ont été effectuées à nouveau un an plus tard.

À 12 mois, 21 % des patients étaient devenus cachectiques. L’étude a découvert que les statuts cliniques physique et fonctionnel au suivi étaient plus faibles chez les patients cachectiques, par rapport aux patients non cachectiques. 

Les auteurs, qui ont présenté les résultats dans la revue Journal of Cachexia, Sarcopenia and Muscle, ont déclaré qu’une « meilleure compréhension de l’interaction entre l’atteinte du cerveau liée à un AVC et le métabolisme systémique semble être nécessaire pour parvenir à une meilleure prévention de la cachexie chez les patients ayant subi un AVC ».

La recherche a été présentée lors de l’édition 2019 du congrès Cœur & AVC (Heart & Stroke) de la Société européenne de cardiologie (European Society of Cardiology).