Des effets de l’antibiothérapie anténatale sur le développement du diabète de type 1

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Les altérations du microbiome intestinal semblent impliquées dans l'apparition de différentes maladies telles que l'obésité, le diabète de type 2, des pathologies métaboliques, des affections intestinales inflammatoires, des allergies, la maladie d'Alzheimer et les maladies auto-immunes.

Des données récentes ont montré que l'exposition aux antibiotiques précocement dans la vie pouvait avoir des conséquences défavorables en terme de développement d'une obésité ou de la survenue d'un asthme.

L'équipe américaine de Hu avait déjà montré que l'exposition à une combinaison d'antibiotiques (néomycine/polymyxine B/streptomycine), capables de réduire la population des bactéries Gram négatif intestinales, de souris NOD (non obese diabetic, modèle de diabète de type 1 humain), protégeait ces souris du développement du diabète de type 1. L'effet était d'autant plus marqué que les souris étaient traitées en période prénatale. Par ailleurs les auteurs ont fait l'hypothèse que le type d'antibiotiques jouait également un rôle important.

Dans cette nouvelle étude, la même équipe a donc examiné les effets, vis-à-vis du développement d'un diabète, de l'administration de 2 antibiotiques aux spectres d'action différents (la néomycine active sur les bactéries Gram négatif et la vancomycine ciblant préférentiellement les bactéries Gram positif), à des souris NOD gestantes. L'antibiothérapie était stoppée juste après la délivrance.

Il est apparu que la vancomycine accélérait fortement le développement du diabète de type 1 et 100 % des souris l'ayant reçue en prénatal étaient diabétiques à 21 semaines alors que le traitement prénatal par la néomycine protégeait significativement les souris de l'apparition du diabète.

Les auteurs ont constaté une au...