Des données remettent en question la valeur de l’ajout du maraviroc au TAR combiné dans le cadre du VIH avancé

  • Lévy Y & al.
  • Ann Intern Med
  • 11 févr. 2020

  • Par Liz Scherer
  • Clinical Essentials
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • L’ajout de maraviroc au traitement antirétroviral combiné (TAR-c) standard n’améliore pas les résultats cliniques, chez les patients présentant une infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) avancée.
  • Des études sont nécessaires pour déterminer la valeur potentielle de l’utilisation du maraviroc à court terme (six mois).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les diagnostics tardifs continuent de compromettre les efforts entrepris par l’Union européenne/Espace économique européen (UE/EEE), qui visent à réduire les taux globaux de transmission du VIH. 
  • Consultez les recommandations unifiées de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) relatives au dépistage, qui comprennent des conseils afin de susciter la demande chez les patients. 

Principaux résultats

  • Les données portent sur 409/416 patients analysés (202 ayant reçu le maraviroc ; 207 un placebo ; 85 % d’hommes ; âge médian de 42 ans [intervalle : 21–74]).
  • Incidence de la morbidité sévère (la survenue d’un nouvel événement définissant le SIDA [EDS], des infections graves, des événements graves hors les EDS) :
    • maraviroc : 11,1/100 personnes-années ;
    • placebo : 11,2/100 personnes-années ;
    • rapport de risque (RR) corrigé : 0,97 (P = 0,91).
  • Des événements indésirables graves plus nombreux ont été observés avec le maraviroc (11,8/100 personnes-années), par rapport au placebo (2,9/100 personnes-années) :
    • rapport des taux d’incidence (RTI) : 4,00 (IC à 95 % : 1,79–10,10).
  • Taux de réussite virologique à la semaine 72 (charge virale plasmatique inférieure à 50 copies/ml) :
    • 72,8 % avec le maraviroc, contre 78,3 % avec le placebo.
  • Analyse post-hoc : l’incidence de la morbidité sévère était plus faible avec le placebo à 0–24 semaines (RTI : 0,61), mais plus élevée à 24–72 semaines (RTI : 2,90).
    • P = 0,016 pour l’interaction.

Protocole de l’étude

  • Une étude multicentrique randomisée et contrôlée par placebo a été réalisée, évaluant le bénéfice de l’ajout de maraviroc au TAR-c standard chez des individus présentant une infection au VIH avancée.
  • Financement : Agence publique française de recherches sur le SIDA et les hépatites virales ; ViiV Healthcare.

Limites

  • Aucune analyse de la modification de l’effet.
  • Incapacité à évaluer les résultats dépendant du temps.