Des cellules souches éditées par CRISPR chez un patient infecté par le VIH et atteint d’une leucémie lymphocytaire aiguë

  • New England Journal of Medicine

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RÉSUMÉ

La sécurité d’emploi de l’édition génomique par CRISPR (courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées) dans le cadre de la thérapie génique chez l’être humain est en grande partie inconnue. Le gène CCR5 est une cible raisonnable, mais n’offrant pas une protection absolue en ce qui concerne la guérison de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), car les cellules sanguines dépourvues du gène CCR5 sont en grande partie résistantes à l’entrée du VIH-1. Nous avons greffé des cellules souches et progénitrices hématopoïétiques (HSPC) ayant subi une ablation du gène CCR5 et éditées par CRISPR, chez un patient présentant une infection à VIH-1 et une leucémie lymphoblastique aiguë. La leucémie lymphoblastique aiguë était en rémission complète avec un chimérisme complet du donneur, et les cellules du donneur porteuses de l’ablation du gène CCR5 ont persisté pendant plus de 19 mois sans événements indésirables liés à l’édition du gène. Le pourcentage de cellules CD4+ porteuses de l’ablation du gène CCR5 a légèrement augmenté durant une période d’interruption du traitement antirétroviral. Bien que nous ayons réussi la greffe et la prise à long terme de la greffe de HSPC éditées par CRISPR, le pourcentage de perturbation du gène CCR5 dans les lymphocytes n’était que d’environ 5 %, ce qui indique la nécessité de procéder à des recherches supplémentaires concernant cette approche. (Financé par la Commission des sciences et de la technologie de la municipalité de Pékin et autres ; numéro ClinicalTrials.gov : NCT03164135)