Dermatite atopique: les patients doivent-ils tous faire l’objet d’un dépistage de la dépression ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude a identifié des taux considérablement plus élevés d’anxiété et de dépression chez les adultes atteints d’une dermatite atopique (DA) que dans la population générale. Les auteurs de l’étude recommandent qu’une évaluation des symptômes de santé mentale chez les patients atteints d’une DA soit intégrée à la pratique clinique. 

L’étude transversale a inclus 2 893 adultes, parmi lesquels 602 participants qui remplissaient les critères de la DA et 2 291 témoins qui étaient indemnes de DA. La santé mentale a été évaluée à l’aide des scores à l’échelle hospitalière de l’anxiété et la dépression (Hospital Anxiety and Depression Scale, HADS) pour l’anxiété (HADS-A) et la dépression (HADS-D). 

La DA a été associée à des scores HADS-A et HADS-D moyens significativement plus élevés et à des probabilités plus élevées de scores HADS-A et HADS-D anormaux (P inférieure ou égale à 0,03 dans tous les cas). Toutes les personnes ayant répondu à l’enquête qui présentaient une DA sévère selon le score axé sur le patient (Patient-Oriented Scoring Atopic Dermatitis, PO-SCORAD), la mesure de l’eczéma axée sur le patient (Patient-Oriented Eczema Measure) et les scores de démangeaison PO-SCORAD ont obtenu des scores HADS-A et HADS-D anormaux ou limites. 

Les individus atteints d’une DA étaient également plus susceptibles d’avoir reçu un diagnostic d’anxiété ou de dépression au cours de l’année passée, mais de nombreux adultes atteints d’une DA qui ont obtenu des scores HADS-A ou HADS-D anormaux et/ou limites n’avaient pas reçu de diagnostic d’anxiété ou de dépression. 

Selon les auteurs, qui ont présenté les résultats dans la revue British Journal of Dermatology, « la charge que fait peser la DA sur la santé mentale doit être un élément important à prendre en considération pour la sensibilisation à la maladie, en hiérarchisant de façon adéquate l’affectation des ressources et les décisions cliniques ».