Dépression : la stimulation du cerveau moins efficace que les antidépresseurs


  • Danielle Barron
  • Actualités Médicales
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La stimulation transcrânienne à courant direct (STCD) est considérée comme une alternative prometteuse au traitement par antidépresseurs, mais une nouvelle étude publiée dans la revue New England Journal of Medicine suggère qu’elle pourrait être moins efficace et entraîner plus d’événements indésirables que les traitements pharmacologiques.

Des chercheurs brésiliens ont confronté la STCD et l’escitalopram, un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS), dans le cadre d’un essai de non-infériorité monocentrique et en double aveugle ayant inclus des adultes atteints de dépression unipolaire. Un groupe de 245 patients a été réparti de manière aléatoire pour faire l’objet d’une STCD associée à un placebo oral, d’une STCD simulée associée à l’escitalopram ou d’une STCD simulée associée à un placebo oral. 

La variation du score à l’Échelle d’évaluation de la dépression de Hamilton à 17 items (17-item Hamilton Depression Rating Scale) a été utilisée pour déterminer le résultat principal, c’est-à-dire une amélioration de la dépression. La non-infériorité de la stimulation par rapport à l’escitalopram a été définie comme une efficacité équivalant à au moins 50 % de celle de l’antidépresseur.

La non-infériorité n’a cependant pas été démontrée, et la cohorte faisant l’objet de la STCD a présenté des taux plus élevés de rougeur de la peau, d’acouphène et de nervosité que les deux autres groupes, tandis qu’une manie d’apparition récente s’est développée chez deux patients. L’escitalopram et la STCD se sont tous les deux avérés être supérieurs au placebo.

Les auteurs ont conclu que la stimulation à courant direct pour le traitement de la dépression n’a pas démontré de non-infériorité par rapport à l’escitalopram sur une période de 10 semaines et qu’elle a été associée à davantage d’événements indésirables.