Dépression : la morphologie des neurones est associée à la résistance aux ISRS


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche suggère que des différences intrinsèques dans la morphologie des neurones sérotoninergiques et les circuits qui en résultent pourraient contribuer à la résistance aux inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), chez les patients atteints d’un trouble dépressif caractérisé (TDC).

Dans une étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry, 803 patients atteints d’un TDC se sont vu retirer tous leurs médicaments et ont commencé un schéma de citalopram ou d’escitalopram de 8 semaines. Les comportements dépressifs ont été évalués à l’aide de l’inventaire rapide de la symptomatologie dépressive (Quick Inventory of Depressive Symptomatology) et de l’échelle d’évaluation de la dépression d’Hamilton (Hamilton Depression Rating Scale).

Étant donné l’hétérogénéité importante existant dans la population de patients atteints d’un TDC, les patients situés aux extrémités du spectre de la réponse aux ISRS ont été sélectionnés pour des analyses cellulaires. Au sein de la cohorte entière, trois patients situés à l’extrémité du spectre et présentant une rémission avec les ISRS (R) et trois patients situés à l’autre extrémité du spectre ne présentant aucune rémission avec les ISRS (AR) ont été identifiés, à partir desquels des cellules souches pluripotentes induites (CSPI) et des neurones sérotoninergiques ont été générés.

La biochimie de la sérotonine (5-HT) n’a révélé aucune différence significative concernant la libération et la recapture de la 5-HT ou concernant les gènes liés à la biochimie de la 5-HT.

Les neurones sérotoninergiques dérivés des patients AR ont démontré une altération de la croissance et de la morphologie des axones en aval, avec une réduction de l’expression des gènes protocadhérine alpha clés (PCDHA6 et PCDHA8), par rapport à des témoins en bonne santé et aux patients présentant une réponse. Par ailleurs, l’inactivation partielle des gènes protocadhérine alpha a régulé de manière directe la longueur et la morphologie des axones dérivés des CSPI.