Dépistage du cancer du col de l’utérus : un intervalle de trois ans est sûr

  • Landy R & al.
  • Int J Cancer
  • 13 déc. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Un intervalle de dépistage de trois ans réduit de manière significative le risque de cancer du col de l’utérus, comparativement à l’absence de dépistage.
  • Un dépistage fréquent offre une réduction du risque similaire.
  • 61 % des femmes du groupe témoin ont participé à un dépistage sous 3 ans.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’étude démontre qu’un dépistage fréquent n’est associé à aucun bénéfice supplémentaire.
  • L’augmentation de la couverture du dépistage réduirait davantage l’incidence.

Protocole de l’étude

  • Une étude cas-témoins a été menée auprès de 876 patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus et de 5 témoins pour chaque patiente au cours de la période 2006–2016.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • Seules 38 % des patientes et 61 % des témoins ont participé à un dépistage au cours d’une période de 3 ans.
  • Les femmes ayant fait l’objet d’un dépistage au cours des 3 années précédentes présentaient un risque nettement plus faible (rapport de cotes [RC] ; IC à 95 %) de cancer du col de l’utérus, par rapport à celles qui n’avaient pas été dépistées au cours des 5 dernières années.
    • Tous stades : 0,30 (0,24–0,38).
    • Stade I : 0,52 (0,38-0,72).
    • Cancer de stade II et plus : 0,17 (0,12–0,24).
    • Cancer de stade III et plus : 0,16 (0,10–0,23).
  • Comparativement à l’absence de dépistage au cours des 5 dernières années, un dépistage fréquent (au moins 2 dépistages au cours d’une période minimale de 10 mois, sans intervalle supérieur à 30 mois entre les dépistages) était associé à un risque plus faible (RC ; IC à 95 %) de :
    • maladie de stade I : 0,43 (0,28–0,65) ;
    • cancer de stade II et plus : 0,10 (0,05–0,19) ;
    • maladie de tous stades : 0,23 (0,17–0,32).

Limites

  • Protocole observationnel.