Déclaration scientifique de l’AHA : ne traitez pas les MCV comme une entité isolée – prenez également en compte la santé mentale

  • Levine GN & al.
  • Circulation

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Les maladies cardiovasculaires (MCV) nécessitent d’être abordées dans le contexte de la santé psychologique du patient, car le statut psychologique affecte la santé et le pronostic cardiovasculaires.
  • Dans cette déclaration scientifique de l’Association américaine du cœur (American Heart Association, AHA), les auteurs ont ajouté que les cliniciens doivent aller au-delà du traitement de l’état de la maladie et traiter « le patient et la personne comme un tout ».

Pourquoi est-ce important ?

  • Auteurs : « En tant que cliniciens délivrant des soins de santé, nous sommes très performants pour traiter la maladie mais, bien souvent, nous ne sommes pas aussi performants pour traiter la personne. »

Points clés

  • Les données établissent clairement un lien entre le risque de MCV et la santé psychologique.
  • Les données probantes montrent de plus en plus des liens de causalité entre les deux.
  • Les interventions qui améliorent la santé psychologique peuvent également apporter un bénéfice sur le plan cardiovasculaire.
  • Les cliniciens peuvent utiliser des mesures de dépistage simples pour évaluer le statut psychologique de leurs patients.
  • Il est conseillé aux cliniciens qui évaluent le risque de MCV ou prennent en charge des patients présentant un risque de MCV de tenir compte de la santé psychologique de leurs patients.
  • Les MCV ne doivent pas être traitées isolément, mais dans le cadre d’une approche intégrée visant à soutenir la santé de l’esprit, du corps et du cœur.
  • Les auteurs fournissent des estimations de l’effet pour les facteurs négatifs (la dépression, l’anxiété, le stress, le stress post-traumatique, l’isolement social) et pour les facteurs positifs (notamment l’optimisme, le sentiment d’avoir une raison d’être et la pleine conscience).
  • Exemples de l’effet des facteurs négatifs :
    • Avec l’anxiété, le risque relatif (RR) du spasme artériel coronaire est de 5,20 (IC à 95 % : 4,72–5,40).
    • Avec la dépression, le RR de l’hypertension est de 1,42 (1,09–1,86).
  • Exemples de l’effet des facteurs positifs :
    • Avec l’optimisme, le RR d’une MCV incidente est de 0,65 (0,51–0,78).
    • Avec le sentiment d’avoir une raison d’être, le RR du risque de MCV est de 0,83 (0,75–0,92).
  • Les auteurs proposent également des exemples de phrases dont peuvent se servir les cliniciens pour aborder la santé psychologique.