De nouvelles recommandations concernant le diagnostic et la prise en charge de la maladie cœliaque sont publiées


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

La Société européenne pour l’étude de la maladie cœliaque (European Society for the Study of Coeliac Disease, ESsCD) a publié de nouvelles recommandations relatives au diagnostic et à la prise en charge de la maladie cœliaque (MC) et d’autres troubles liés au gluten chez l’adulte et l’enfant. 

Ces recommandations contiennent des conseils concernant les personnes qui devraient faire l’objet d’un dépistage de la MC et le type de dépistage. Les auteurs recommandent que les examens diagnostiques, notamment la sérologie et la biopsie, soient réalisés alors que le régime alimentaire du patient contient du gluten. 

Les anticorps anti-transglutaminase tissulaire (TG2)-IgA constituent le test unique privilégié pour détecter la MC, quel que soit l’âge, tandis que la biopsie duodénale est recommandée pour confirmer le diagnostic de MC chez l’adulte. En présence d’une forte suspicion de MC, les auteurs recommandent de réaliser une biopsie duodénale, même dans le cas d’une sérologie négative. 

Les auteurs recommandent de réaliser des examens afin de détecter d’éventuelles carences en micronutriments essentiels chez les patients adultes nouvellement diagnostiqués. Les patients présentant un risque d’ostéoporose doivent faire l’objet d’une mesure de la densité osseuse (DEXA) de référence au moment du diagnostic ou à l’âge de 30–35 ans au plus tard. Les auteurs recommandent l’administration de bisphosphonates par voie intraveineuse pour les cas documentés d’ostéoporose chez les personnes atteintes d’une MC nouvellement diagnostiquée, « afin de dissiper toute incertitude concernant l’absorption des médicaments ». 

Chez les patients présentant une réponse lente, une évaluation méticuleuse doit être réalisée afin d’exclure tout comportement alimentaire incohérent et d’identifier d’autres étiologies spécifiques. 

Ces recommandations ont été publiées dans la revue United European Gastroenterology Journal