DE après une prostatectomie radicale : une nouvelle technique chirurgicale est prometteuse

  • BJU Int

  • Par Dawn O'Shea
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les hommes ayant fait l’objet d’une prostatectomie radicale dans le cadre d’un cancer de la prostate, une nouvelle technique de réinnervation pénienne a engendré une pénétration complète dans 60 % des cas après 13,7 mois en moyenne. 
  • Les 40 % restants ont obtenu une érection partielle.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette technique, impliquant une neurorraphie terminolatérale entre le nerf fémoral et le nerf dorsal du pénis, présente de nombreux bénéfices, y compris l’obtention d’érections physiologiques. 
  • Elle ne nécessite pas un accès à la cavité abdominale, permet une hospitalisation courte et une récupération plus rapide, et n’empêche pas l’utilisation ultérieure de prothèses.

Conception de l’étude

  • 10 patients (âge moyen : 60,3 ± 4,8 ans) ayant fait l’objet d’une prostatectomie radicale préalable ont fait l’objet d’une réinnervation pénienne.
  • Des évaluations ont été effectuées à l’aide de l’Indice international de la fonction érectile (International Index of Erectile Function, IIEF) et de l’évolution clinique de la fonction érectile (clinical evolution of erectile function, CEEF).
  • Financement : non communiqué.

Principaux résultats

  • L’IIEF a révélé des améliorations significatives de la dysfonction érectile (DE ; 3,1 avant l’intervention chirurgicale et 12,7 à 18 mois ; P = 0,032), de la satisfaction lors des rapports sexuels (3,7 avant l’intervention chirurgicale et 8,6 à 18 mois ; P = 0,032) et de la satisfaction générale (2,3 avant l’intervention chirurgicale et 7,0 à 18 mois ; P = 0,000), mais pas d’amélioration de la satisfaction lors de l’orgasme et du désir sexuel.
  • En termes de CEEF, les érections nocturnes ont démarré après 2,7 mois, progressant en érections rigides après 9,9 mois.
  • Les rapports sexuels ont commencé après un délai médian de 13,7 mois.

Limites

  • Échantillon de petite taille.