Dans le cadre du CCR présentant un risque élevé de métastases péritonéales, il n’est pas nécessaire d’effectuer une intervention chirurgicale secondaire

  • Goéré D & al.
  • Lancet Oncol
  • 24 juil. 2020

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La chirurgie secondaire associée à la chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale (CHIP) n’offre aucun avantage, par rapport à la surveillance, en matière de survie sans maladie à trois ans chez les patients atteints d’un cancer colorectal (CCR) à haut risque de métastases péritonéales.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats d’essais prospectifs non randomisés antérieurs ont suggéré que la chirurgie secondaire associée à la CHIP pouvait prolonger la survie.

Méthodologie

  • L’essai contrôlé randomisé de phase III PROPHYLOCHIP–PRODIGE 15 a été mené.
  • Après 6 mois de traitement adjuvant sans récidive de la maladie, 150 patients ont été affectés de manière aléatoire à une surveillance ou à une chirurgie secondaire associée à une CHIP-oxaliplatine (oxaliplatine 460 mg/m2 ou oxaliplatine 300 mg/m2 plus irinotécan 200 mg/m2, plus fluorouracile 400 mg/m2 par voie intraveineuse) ou à une CHIP-mitomycine (mitomycine 35 mg/m2) en monothérapie dans le cas d’une neuropathie.
  • Les patients présentaient un CCR primitif avec des métastases péritonéales colorectales synchrones et localisées retirées au moyen d’une résection tumorale, des métastases ovariennes réséquées ou une tumeur perforée.
  • Financement : Institut National du Cancer français.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 50,8 mois.
  • La survie sans maladie à 3 ans était similaire dans le groupe de surveillance, par rapport à la chirurgie (53 %, contre 44 % ; rapport de risque [RR] : 0,97 ; P = 0,82).
  • La survie globale (SG) était similaire dans les deux groupes.
  • Des complications de grades 3–4 ont été observées chez 41 % des patients du groupe de la chirurgie secondaire. Il s’agissait, le plus souvent, d’événements indésirables intra-abdominaux (une hémorragie, une fistule digestive ; 17 %) et hématologiques (18 %).

Limites

  • Les centres de l’étude étaient spécialisés dans la maladie péritonéale, ce qui peut avoir facilité un diagnostic précoce et une meilleure survie dans le groupe de surveillance.