Dans le cadre du cancer du côlon droit, BRAF pourrait jouer un rôle clé

  • Roberto M & al.
  • Int J Colorectal Dis
  • 7 mai 2020

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le statut mutationnel de BRAF pourrait influencer les résultats thérapeutiques dans le cadre du cancer du côlon droit.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les recommandations du réseau national américain de lutte contre le cancer (National Comprehensive Cancer Network) préconisent l’administration d’un inhibiteur du récepteur du facteur de croissance épidermique (Epidermal Growth Factor Receptor, EGFR) associé à une chimiothérapie uniquement en cas de tumeurs situées du côté gauche, sur la base d’essais qui n’ont pas pris en compte le statut de BRAF.
  • Cette étude suggère que le statut mutationnel de BRAF est le facteur essentiel de la réponse au traitement, et l’association chimiothérapie et inhibiteur de l’EGFR ne doit donc pas nécessairement être exclue pour le traitement de première intention du cancer du côlon droit.

Protocole de l’étude

  • Une analyse rétrospective a été menée auprès de patients atteints d’un cancer du côlon droit métastatique dans 5 centres italiens (n = 207).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Par rapport au type sauvage, les tumeurs avec mutation de BRAF étaient plus souvent de stade pT4 (50,0 % contre 25,7 % ; P = 0,016), non différenciées (71,4 % contre 44,0 % ; P = 0,004), avec KRAS de type sauvage (90,5 % contre 38,2 % ; P 
  • La mutation de BRAF était associée à une survie globale (SG) plus courte (16 mois, contre 27 mois ; P = 0,020).
  • La présence d’une mutation de BRAF était associée à un taux de SG à 2 ans de 80 % dans l’ensemble des essais cliniques, contre 32 % dans les essais portant sur les inhibiteurs du facteur de croissance endothéliale vasculaire, 14 % dans les essais portant sur les inhibiteurs de l’EGFR, et 0 % dans les essais portant sur la chimiothérapie seule (rapport de risque [RR] : 0,63 ; P = 0,009). Chez les patients présentant un BRAF de type sauvage, aucune différence significative n’a été observée au niveau de la survie entre les traitements.

Limites

  • Étude monocentrique et rétrospective.