CVEM : le traitement par RTU et chimiothérapie constitue une alternative viable pour certains patients

  • Audenet F & al.
  • J Urol
  • 1 nov. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un traitement définitif par résection transurétrale (RTU) et chimiothérapie permet d’améliorer la survie dans un sous-ensemble de patients atteints d’un cancer de la vessie avec envahissement musculaire (CVEM).

Pourquoi est-ce important ?

  • Le traitement standard par cystectomie radicale est associé à une morbidité et une mortalité significatives.
  • Des études supplémentaires sont nécessaires afin d’identifier les patients pouvant retirer un bénéfice du traitement par RTU et chimiothérapie.

Protocole de l’étude

  • Des patients atteints d’un CVEM ont fait l’objet d’une RTU et d’une chimiothérapie définitive (n = 1 538), ou d’une cystectomie radicale avec ou sans chimiothérapie périopératoire (n = 17 866) entre 2004 et 2015.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Le taux de mortalité était significativement plus faible (P 
  • 30 jours (0,2 % contre 2,6 %) ; et
  • 90 jours (3,8 % contre 6,5 %).
  • Après un suivi médian de 19,6 mois, la SG à deux et cinq ans était de 49,0 % et 32,9 %, respectivement, chez les patients ayant fait l’objet d’une RTU et d’une chimiothérapie.
  • Dans le groupe RTU et chimiothérapie, les facteurs prédictifs significatifs de la mortalité étaient les suivants :
    • un âge plus avancé au moment du diagnostic (RR : 1,02 ; P 
    • un score à l’indice de comorbidité de Charlson supérieur ou égal à 2 (RR : 1,41 ; P = 0,020) ;
    • une souscription à l’assurance maladie Medicare (RR : 1,23 ; P = 0,042) ;
    • une souscription à Medicaid ou à tout autre programme d’assurance gouvernemental (RR : 1,56 ; P = 0,014) ; et
    • un stade de la tumeur cT3–T4 (RR : 1,46 ; P 
  • Dans le groupe RTU et chimiothérapie, la survie médiane était significativement plus longue chez les patients présentant les caractéristiques suivantes :
    • une maladie de stade cT2, comparativement aux stades cT3–T4 (28,8 mois contre 15,7 ; P 
    • un âge inférieur à 75 ans, comparativement à un âge supérieur ou égal à 75 ans (33,4 mois contre 16,4 mois ; P 
  • Limites

    • Étude observationnelle dans sa conception.