CVEM : la gemcitabine associée à une radiothérapie une fois par jour représente une alternative viable

  • Coen JJ & al.
  • J Clin Oncol
  • 15 nov. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez des patients atteints d’un cancer de la vessie avec envahissement musculaire (CVEM) de stade T2–4a, un traitement combiné par fluorouracile, cisplatine et radiothérapie deux fois par jour (FCR) et un traitement combiné par gemcitabine et radiothérapie une fois par jour (GR) ont tous deux démontré des résultats et un profil de sécurité d’emploi favorables dans une étude de phase II.
  • Les deux schémas ont permis d’obtenir un taux élevé de préservation de la vessie et de réponse complète.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le traitement combiné par GR est une alternative acceptable au traitement combiné par FCR de référence.
  • Au vu de ces résultats, un essai de phase III à plus grande échelle est nécessaire.

Protocole de l’étude

  • Un essai randomisé de phase II a été mené auprès de 70 patients atteints d’un CVEM de stade cT2–4a ayant reçu un traitement par FCR ou GR.
  • Critère d’évaluation principal : taux de survie sans métastase à distance (SSMD) à trois ans supérieur ou égal à 75 %.
  • Financement : Institut national du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • La durée médiane de suivi était de 5,1 ans.
  • Dans les groupes FCR et GR :
    • Le taux de SSMD à trois ans était de 78 % et 84 %, respectivement (P = 0,73).
    • Le taux de SSMD avec une vessie intacte à trois ans était de 67 % et 72 %, respectivement (P = 0,62).
    • Le taux de réponse complète post-induction était de 88 % et 78 %, respectivement.
  • Une comparaison des groupes FCR et GR (n = 33 dans chaque groupe) a révélé que 64 % contre 55 % des patients ont présenté des toxicités de grades 3/4 liées au traitement : 55 % contre 42 % pour les toxicités hématologiques, 6 % contre 9 % pour les toxicités gastro-intestinales et 6 % contre 6 % pour les toxicités génito-urinaires.

Limites

  • L’essai ne disposait pas d’une puissance statistique suffisante pour comparer les deux schémas.