CVEM : des biomarqueurs basés sur l’ARN ont été identifiés pour le pembrolizumab néoadjuvant

  • Necchi A & al.
  • Eur Urol
  • 9 mars 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un score de signature immunitaire basé sur l’acide ribonucléique (ARN) plus élevé a démontré une association significative avec une réponse complète, chez les patients atteints d’un cancer de la vessie avec envahissement musculaire (CVEM) qui recevaient un traitement néoadjuvant par pembrolizumab, mais pas après une chimiothérapie néoadjuvante.
  • Aucune amélioration significative de la survie sans progression (SSP) n’a été observée avec l’un ou l’autre des traitements.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le profilage de l’ARN peut permettre d’identifier les patients susceptibles de retirer un bénéfice d’une immunothérapie préopératoire.

Protocole de l’étude

  • L’expression moléculaire a été évaluée chez les participants à l’étude prospective PURE-01 (n = 84 ; traitement néoadjuvant par pembrolizumab) et les membres d’une cohorte multicentrique rétrospective (n = 140 ; traitement néoadjuvant par chimiothérapie).
  • La durée de suivi médiane était de 18,4 et 8 mois, respectivement.
  • Financement : MSD.

Principaux résultats

  • Quatre signatures immunitaires ont démontré une association significative (rapports de cotes corrigés, RCc) avec une réponse complète dans le cadre de l’étude PURE-01, mais pas dans la cohorte rétrospective :
    • Immune190 : 1,51 (P = 0,02) ;
    • interféron alpha : 1,11 (P = 0,04) ;
    • interféron gamma : 1,07 (P = 0,006) ;
    • inflammatoire : 1,23 (P = 0,01).
  • Aucune différence significative n’a été observée au niveau de la SSP entre un score plus élevé ou plus faible à l’Immune190, que ce soit dans l’étude PURE-01 (P = 0,15) ou dans la cohorte rétrospective (P = 0,10).
  • Les sous-types basaux (pour toutes les classifications) avec un score à l’Immune190 plus élevé, comparativement à un score plus faible, ont obtenu une SSP supérieure après le traitement par pembrolizumab (P = 0,04 pour toutes les valeurs).
  • Les tumeurs neuroendocrines étaient associées au taux de SSP à deux ans le plus défavorable :
    • PURE-01 : 33 %.
    • Cohorte rétrospective : 0 %.
  • Les tumeurs exprimant faiblement la claudine étaient présentaient la meilleure SSP avec le pembrolizumab, comparativement à la chimiothérapie.

Limites

  • Durée de suivi courte.