CSTN métastatique : un essai de phase II suggère que l’association niraparib et pembrolizumab pourrait présenter un bénéfice

  • Vinayak S & al.
  • JAMA Oncol
  • 13 juin 2019

  • Par Emily Willingham, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Dans le cadre du cancer du sein triple négatif (CSTN), l’association niraparib et pembrolizumab démontre une activité antitumorale et une durabilité en cas de réponse, mais elle n’a pas atteint l’objectif statistique fixé dans cet essai de phase II mené en ouvert . 

Pourquoi est-ce important ?

  • Éditorial : bien que l’étude n’ait pas rempli le critère prédéfini (hypothèse nulle d’un TRO inférieur ou égal à 15 %), les résultats suggèrent des bénéfices qui pourraient être supérieurs à ceux du traitement de référence actuel ou à ceux de l’un ou l’autre des médicaments en monothérapie.

Principaux résultats

  • Sur 55 femmes, 5 ont présenté une réponse complète, 5 une réponse partielle, 13 une maladie stable et 24 une progression. 
  • Le taux de réponse objective (TRO ; n = 47) était de 21 % (IC à 90 % : 12–33 %) ; le taux de contrôle de la maladie (TCM) était de 49 % (IC à 90 % : 36–62 %).
    • La SSP médiane était de 2,3 mois.
    • La durée de réponse médiane n’a pas été atteinte (intervalle : 4,6 à 15,9 mois ou plus).
  • Chez les patientes BRCA+ (n = 15) : le TRO était de 47 % (IC à 90 % : 24–70 %), le TCM de 80 % (IC à 90 % : 56–94 %) et la SSP médiane de 8,3 mois (IC à 95 % : 2,1 mois à non estimable).
  • Chez les patientes présentant des gènes BRCA de type sauvage (n = 27) : le TRO était de 11 % (IC à 90 % : 3–26 %), le TCM de 33 % (IC à 90 % : 19–51 %) et la SSP médiane de 2,1 mois (IC à 95 % : 1,4–2,5). 
  • Les événements indésirables de grade supérieur ou égal à 3 liés au traitement les plus fréquents étaient l’anémie, la thrombopénie et la fatigue.
  • Aucun nouveau signe d’alerte concernant la sécurité d’emploi n’est survenu.

Protocole de l’étude

  • Un essai de phase II, en ouvert, à bras unique (n = 55), portant sur le CSTN avancé/métastatique, a été mené dans 34 centres américains.
  • Financement : TESARO : une filiale de GSK ; Merck & Co., Inc., Kenilworth, NJ, États-Unis.

Limites

  • Étude sans aveugle ni groupe comparateur, population de petite taille.