CSTN : la survie est plus faible chez les patientes plus âgées, qui tendent à renoncer à la chimiothérapie

  • Tzikas AK & al.
  • Breast Cancer Res Treat
  • 10 juin 2020

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Dans le cadre du cancer du sein triple négatif (CSTN), les patientes âgées de plus de 75 ans présentent une survie sans récidive (SSR), une survie sans maladie à distance (SSMD) et une survie spécifique au cancer du sein (SSCS) moins favorables que leurs homologues plus jeunes (âgées de moins de 40 ans).
  • Lors de cette étude de registre suédoise, les désavantages en termes de survie ont disparu après que les auteurs ont contrôlé pour prendre en compte l’administration d’une chimiothérapie adjuvante/néoadjuvante.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats suggèrent que de nouvelles options thérapeutiques sont nécessaires pour les patientes plus âgées, car elles choisissent de ne pas recevoir une chimiothérapie.

Protocole de l’étude

  • Une analyse des données du registre régional suédois du cancer du sein, portant sur les patientes atteintes d’un CSTN primitif de stade I–IV (2007–2015), a été réalisée.
  • Les données concernant les patientes âgées de plus de 75 ans (n = 96) ont été comparées aux données concernant les patientes âgées de moins de 40 ans (n = 58).
  • Financement : Fondation pour la recherche sur le cancer de la clinique King Gustaf V Jubilee ; autres.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 55 mois.
  • Les patientes plus jeunes, comparativement aux patientes plus âgées :
    • avaient un stade similaire au moment du diagnostic, une invasion lymphovasculaire ;
    • présentaient un grade histopathologique (P = 0,006) et un indice Ki67 (médiane : 80 %, contre 70 % ; P = 0,002) moins favorables ;
    • étaient plus susceptibles de faire l’objet d’une chimiothérapie adjuvante/néoadjuvante (96 %, contre 12 % ; P = 0,0005) ;
    • étaient plus susceptibles de présenter des métastases cérébrales (P = 0,016) et hépatiques (P = 0,047).
  • Comparativement aux patientes plus jeunes, les patientes plus âgées ont obtenu de moins bons résultats en termes de (rapport de risque [RR] ; IC à 95 %) :
    • SSR : 2,22 (1,12–4,43) ;
    • SSMD : 2,13 (1,07–4,27) ; 
    • SSCS : 2,78 (1,33–5,81).
  • Ces différences ont disparu après une correction pour prendre en compte l’administration d’une chimiothérapie.

Limites

  • Étude observationnelle.