CSTN : l’ajout d’atézolizumab à la chimiothérapie améliore la survie dans l’étude IMpassion130

  • Schmid P & al.
  • N Engl J Med
  • 20 oct. 2018

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Lorsqu’il est associé au nab-paclitaxel, l’atézolizumab, un inhibiteur de point de contrôle immunitaire de PD-L1, permet d’améliorer la survie des patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif (CSTN) HER2-, localement avancé, non résécable ou métastatique.
  • La SG était la plus importante dans le sous-groupe PD-L1+.
  • Aucun nouveau signal ayant trait à la sécurité d’emploi n’est apparu.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats pourraient ouvrir la porte à la première indication d’un inhibiteur de point de contrôle immunitaire dans le cadre du CS.

Protocole de l’étude

  • L’essai multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo IMpassion130 (n = 902) a comparé l’association atézolizumab (840 mg par voie intraveineuse [IV] aux jours 1 et 15 d’un cycle de 28 jours) et nab-paclitaxel (100 mg/m2 IV aux jours 1, 8 et 15) à l’association placebo et nab-paclitaxel.
  • Le traitement a été poursuivi jusqu’à la progression de la maladie ou l’apparition d’une toxicité inacceptable.
  • Financement : F. Hoffmann-La Roche/Genentech.

Principaux résultats

  • La durée médiane de suivi était de 12,9 mois.
  • SSP :
    • Dans le groupe atézolizumab (comparativement au groupe placebo), la SSP médiane était 20 % plus élevée (7,2 mois contre 5,5 ; RR : 0,80 ; P = 0,002) lors de l’analyse en intention de traiter ; dans le sous-groupe présentant des tumeurs PD-L1+, le groupe atézolizumab a obtenu une SSP médiane encore meilleure (RR : 0,62 ; P 
  • SG :
    • Le groupe atézolizumab a obtenu une SG médiane plus importante, mais de manière non significative (21,3 mois contre 17,6 ; RR : 0,84 ; P = 0,08) lors de l’analyse en intention de traiter.
    • Cependant, en cas de tumeurs PD-L1+, la SG médiane était encore meilleure dans le groupe atézolizumab (25,0 mois contre 15,5 ; RR : 0,62 ; IC à 95 % : 0,45–0,86).

Limites

  • On ne sait pas si les patientes peuvent arrêter le traitement.
  • Aucune valeur P pour la SG dans le sous-groupe PD-L1+.