CSP 2018 : Le bébé secoué : signaler tôt pour éviter les récidives

  • Dr Roseline Péluchon

  • JIM Actualités des congrès
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Chaque année en France, plusieurs centaines d'enfants sont victimes du syndrome du bébé secoué. Il s'agit de la première cause de morbidité et de mortalité dans le contexte de maltraitance à enfant, principalement chez les enfants de moins de 8 mois. La HAS (Haute Autorité de Santé) et la SOFMER (Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation) ont actualisé en 2017 les recommandations de la commission d'audition de 2011 pour la prise en charge du bébé secoué. Cette actualisation a fait l'objet d'une présentation lors de ce congrès.

Comme l'a rappelé le Pr Jean-Sébastien Raul, le secouement est un geste d'une grande violence entrainant un mouvement brutal du rachis cervical avec une accélération angulaire de la tête qui explique les lésions constatées.

Il ne peut être attribué à un jeu, à aucun geste du quotidien ni à des mouvements spontanés de l'enfant. Les hémorragies rétiniennes ou l'hématome sous-dural ne peuvent non plus être la conséquence d'un secouement par un enfant plus grand. Et, l'hématome sous-dural n'est que très exceptionnellement la conséquence d'une chute d'une faible hauteur, en l'absence de marque d'impact.
Le scanner cérébral, clé de voûte du diagnostic



Immunité totale pour l'auteur du signalement

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