CSFD : De l’amylase, du microbiote et des cils primitifs pour comprendre l’obésité

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Des études récentes ont permis d'identifier environ 70 gènes de l'obésité ; mais ils ne concernent que 4 % des cas. À elle seule, la région du génome contenant le gène AMY1 de l'amylase en expliquerait près de 10 %, estime le Pr Philippe Frogel (Institut Pasteur de Lille et Imperial College de Londres). L'amylase, nécessaire au catabolisme des glucides à longue chaîne, est produite principalement par les glandes salivaires (gène AMY1) et par le pancréas exocrine (AMY2). Ces gènes sont multi-alléliques chez l'homme, qui comporte 1 à 6 copies d'AMY2 et 1 à 20 copies d'AMY1. A partir de la cohorte DESIR, P. Froguel et son équipe ont montré que plus le nombre de copies d'AMY1 et AMY2 était élevé, plus importante est l'activité des amylases (salivaire et pancréatique) et moins le sujet est à risque d'obésité (IMC) et de diabète (glycémie à jeun).

Toutefois, selon Karine Clément (Paris), professeur de nutrition (INSERM/UPMC et URM S 872, Paris), le microbiote (flore intestinale) serait plus déterminant que le génome pour la survenue de maladies métaboliques telles que l'obésité et le diabète. Deux études ont confirmé son importance. La première (MetaHIT) a montré qu'un microbiote faiblemen...