CS précoce : la metformine néoadjuvante est mise en échec dans le cadre de l’étude espagnole METTEN à la puissance statistique insuffisante

  • Martin-Castillo B & al.
  • Oncotarget
  • 2 nov. 2018

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’ajout de doses antidiabétiques de metformine à un traitement néoadjuvant combiné par trastuzumab et chimiothérapie n’a pas permis d’améliorer le taux de réponse complète pathologique (RCp) de manière significative, ni de réduire le recours à la mastectomie dans l’essai de phase II METTEN sur le cancer du sein précoce (CSp) positif pour le récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (human epidermal growth factor receptor 2, HER2).
  • En raison de l’insuffisance de la puissance statistique de l’étude, ces résultats doivent être interprétés avec précaution.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats viennent appuyer les études observationnelles précédentes et justifient le passage à un essai de phase III.

Protocole de l’étude

  • Un essai de phase II a été mené auprès de patientes affectées de manière aléatoire pour recevoir 12 cycles de paclitaxel et trastuzumab une fois par semaine, suivis de 4 cycles de FE75C (fluorouracile, épirubicine et cyclophosphamide) une fois toutes les 3 semaines associés à du trastuzumab, avec (n = 38) ou sans (n = 41) metformine (850 mg 2 fois par jour). Toutes les patientes ont ensuite fait l’objet d’une mastectomie ou d’une chirurgie conservatrice du sein (CCS).
  • Critère d’évaluation principal : taux de RCp dans la population per protocole.
  • Financement : Ministerio de Sanidad, Servicios Sociales e Igualdad.

Principaux résultats

  • La metformine était associée à un taux de RCp plus élevé d’un point de vue numérique, sans toutefois être significatif (65,5 % contre 58,6 % dans le groupe témoin ; RC : 1,34 ; P = 0,589).
  • La metformine était associée à un taux de CCS plus élevé d’un point de vue numérique, sans être significatif (79,3 % contre 58,6 % ; P = 0,089).
  • Le taux d’abandon était de 13 % chez les patientes recevant de la metformine, en raison de symptômes gastro-intestinaux.

Limites

  • Petite taille de l’échantillon.
  • Étude menée en ouvert.