CS : la non-visualisation de GLS après deux actes d’imagerie n’est pas associée à de moins bons résultats dans une étude néerlandaise

  • Hellingman D & al.
  • J Surg Oncol
  • 24 déc. 2018

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La non-visualisation des ganglions lymphatiques sentinelles (GLS) après une lymphoscintigraphie pré-opératoire et un acte d’imagerie supplémentaire n’est pas associée à une plus forte récidive régionale, un intervalle plus long sans métastase à distance (ISMD) à 5 ans ou une SG plus longue chez les patientes atteintes d’un cancer du sein faisant l’objet d’une biopsie d’un ganglion lymphatique sentinelle (BGLS) ultérieure ne révélant pas de tumeur.

Pourquoi est-ce important ?

  • La non-visualisation pré-opératoire d’un GLS n’était pas problématique, si le GLS était identifié en phase peropératoire avec une BGLS révélant une absence de tumeur.

Protocole de l’étude

  • Des séries de cas consécutives ont fait l’objet de 2 042 interventions sur des GLS à l’Institut néerlandais du cancer (Netherlands Cancer Institute).
  • Toutes les patientes ont fait l’objet d’une lymphoscintigraphie pré-opératoire avec traceur radioactif. Si le GLS n’était pas visualisé, un acte d’imagerie supplémentaire était réalisé sous la forme d’une tomographie d’émission monophotonique ou d’un second traceur radioactif.
  • Une échographie axillaire et une cytoponction étaient nécessaires pour tous les ganglions suspects.
  • Une BGLS a été réalisée lors d’une chirurgie conservatrice du sein ou une mastectomie ultérieure.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La non-visualisation concernait 8,3 % des interventions sur les GLS ; un GLS a été identifié en phase peropératoire dans 85,3 % des interventions, malgré une non-visualisation.
  • Lors des interventions avec non-visualisation (comparé aux interventions avec visualisation), le taux de métastases ganglionnaires détectées par BGLS n’était pas plus élevé (16,0 % contre 18 % ; P=0,593).
  • Chez les patientes pour lesquelles la BGLS ne révélait pas de tumeur (n = 1 679), aucune différence au suivi médian de 48 mois n’a été observée entre les patientes avec non-visualisation et les patientes avec visualisation concernant la récidive régionale (0,7 % pour chaque groupe ; P=1,000), l’ISMD à 5 ans (95,7 % contre 97,4 %, respectivement) ou la SG à 5 ans (92,4 % contre 95,6 % ; P=0,208).

Limites

  • Étude monocentrique.
  • Étude observationnelle dans sa conception.