CS HR+ : la vitamine D à haute dose ne prévient pas l’arthralgie induite par les inhibiteurs de l’aromatase

  • Niravath P & al.
  • Breast Cancer Res Treat
  • 19 juin 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une dose élevée de vitamine D3 ne prévient pas l’arthralgie induite par les inhibiteurs de l’aromatase (AIA) chez les femmes ménopausées atteintes d’un cancer du sein (CS) à récepteurs hormonaux (Hormone Receptors, HR) positifs.
  • L’étude a été interrompue prématurément, en raison des résultats de l’analyse de futilité planifiée.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’AIA touche 50 % des bénéficiaires d’un traitement par inhibiteurs de l’aromatase (IA).
  • Les résultats suggèrent que la vitamine D3 ne joue aucun rôle dans l’apparition de l’AIA.

Protocole de l’étude

  • Un essai contrôlé randomisé a comparé la vitamine D3 à dose standard (800 unités internationales [UI]/jour planifiées pendant 52 semaines) et la vitamine D3 à haute dose (50 000 UI/semaine pendant 12 semaines, suivies de 2 000 UI/jour planifiées pendant 40 semaines), chez des patientes commençant un traitement par IA.
  • Une analyse de futilité a été planifiée lorsque la moitié des patientes ont été incluses.

Principaux résultats

  • 93 patientes (47 doses standard ; 46 doses élevées) ont été évaluées pour déterminer l’efficacité à 12 semaines.
  • Le groupe à haute dose a présenté un taux sérique moyen plus élevé de vitamine D3 à 12 semaines (50, contre 29,3 ng/ml dans le groupe à dose standard ; P 
  • Aucune différence n’a été observée dans le cadre du développement de l’AIA entre les groupes (54 % pour la dose élevée, contre 57 % pour la dose standard ; valeur de P unilatérale = 0,3818, entraînant une interruption prématurée de l’étude pour futilité).
  • Une patiente du groupe à haute dose a développé des calculs rénaux.

Limites

  • Essai sans aveugle.
  • De nombreuses patientes ont été comptées comme des échecs parce qu’elles n’ont pas rempli de questionnaires.