CROI 2020 – L'utilisation de testostérone chez les hommes infectés par le VIH présente le même risque cardiovasculaire que celui observé chez les hommes non VIH


  • Liz Scherer
  • Conference Reports
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Messages principaux

Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) infectés par le VIH sont sujets au même risque cardiovasculaire (CV) lié à la testostérone que les hommes non infectés.

Pourquoi est-ce important ?

Ces résultats suggèrent de surveiller étroitement chaque patient VIH qui présente des facteurs de risque CV. En cas d'hypogonadisme lié au VIH traité par testostérone, il est recommandé de les prendre en charge.

Résultats clés

Cette étude a analysé rétrospectivement les hommes participant à la cohorte 30-year Multicenter AIDS Cohort Study pour évaluer la relation entre le VIH et la fibrillation atriale (période 2010 -2013). Elle a utilisé les données de 300 participants (âge médian 51 ans (40-70), environ 50% de caucasiens, 41% présentant un risque CV).

Sur l’ensemble de la cohorte, 81% avaient une charge virale indétectable (

Le risque global d’augmentation significative du score de calcium coronaire (CAC) était deux fois plus élevé chez ceux qui étaient sous traitement dès l’initiation de l’étude (p=0,03) et était multiplié par 2,4 chez les nouveaux utilisateurs (p=0,01), par rapport aux anciens utilisateurs de testostérone. Parallèlement, le risque de progression des plaques non calcifiées était plus de 2 fois supérieur chez ceux qui étaient traités depuis le début de l’étude.

Il existait une association entre le taux de testostérone sérique à l’inclusion et l’augmentation du risque de progression du CAC.

"Nos résultats sont similaires à ceux des essais ayant décrit la progression subclinique de l'athérosclérose sous traitement par testostérone parmi une population d’hommes âgés issus de la population générale", a déclaré le premier auteur de l’étude, ajoutant qu'il "serait prudent de surveiller les facteurs de risque cardiovasculaire et de recommander des interventions permettant de réduire les risques CV parmi les hommes séropositifs ou pour lesquels un traitement par testostérone est envisagé."

Financement : National Institutes of Health, Massachusetts General Hospital.