CROI 2019—Un deuxième patient est en rémission du VIH après une thérapie par cellules souches


  • Jim Kling
  • Conference Reports
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À retenir

  • À Londres, un homme infecté par le VIH, ayant reçu une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (ACSH) avec mutation CCR5 delta32 pour traiter un lymphome de Hodgkin, présente une charge virale indétectable 17 mois après l’arrêt de son traitement antirétroviral (TAR).

Pourquoi est-ce important ?

  • Après le patient « de Berlin », qui a connu cette même rémission il y a plus de 10 ans, ces résultats indiquent que la mutation CCR5 pourrait être une voie vers la guérison.
  • Contrairement au patient « de Berlin », le patient « de Londres » n’a pas été traité par radiothérapie du corps entier.

Protocole de l’étude

  • Étude de cas.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Le premier cas de rémission connu, le patient « de Berlin », a été traité par deux ACSH et une radiothérapie du corps entier.
  • Le nouveau patient, que l’on désigne comme le patient « de Londres », a commencé un TAR en 2012, et avait un nadir de numération des CD4 de 290 cellules/mm et une charge virale à l’inclusion de 180 000 copies/ml.
  • Le patient « de Londres » est devenu candidat à l’ACSH après l’échec de la chimiothérapie en première intention ainsi que de nombreuses thérapies de rattrapage. Les cliniciens ont trouvé un donneur homozygote non apparenté, porteur d’une mutation CCR5d32 et d’un mésappariement allélique en HLA-B.
  • Un conditionnement par lomustine, cyclophosphamide, Ara-C et étoposide a été réalisé, ainsi qu’une déplétion des cellules T par un anti-CD52, puis une prophylaxie anti-réaction du greffon contre l’hôte (Graft-versus-Host Disease, GvHD) par cyclosporine et méthotrexate.
  • Le patient n’a présenté qu’une GvHD bénigne.
  • La charge virale du VIH est restée indétectable pendant 17 mois après l’interruption du TAR.

Limites

  • Patient unique.