CROI 2019—L’exposition prénatale aux InSTI n’est pas associée aux défauts du tube neural


  • Jim Kling
  • Conference Reports
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À retenir

  • Les chercheurs n’ont trouvé aucune association entre l’exposition prénatale aux inhibiteurs de l’intégrase (InSTI) et le risque de défauts du tube neural.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une étude antérieure soulignait l’association potentielle entre le dolutégravir et les défauts du tube neural.

Protocole de l’étude

  • Une analyse rétrospective des données de la cohorte périnatale française (309 nourrissons) a été réalisée.
  • Trois groupes : G1, exposition au moment de la conception ; G2, début de l’exposition pendant la grossesse, traitement de première intention ; et G3, début de l’exposition pendant la grossesse, traitement de deuxième intention.
  • Des femmes ayant reçu des InSTI, mais pas d’inhibiteurs de protéases ni d’inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, ont été appariées avec des femmes ayant reçu du darunavir et les mêmes autres médicaments.
  • Financement : Agence publique française de recherches sur le SIDA.

Principaux résultats

  • Expositions : raltégravir, 224 ; dolutégravir, 41 ; elvitégravir, 44.
  • Aucune différence significative n’a été observée en matière de malformations congénitales entre les périodes d’exposition : G1, 5,5 % ; G2, 2,7 % ; G3, 3,0 % (P=0,18).
  • Aucun enfant du groupe G1 ne présentait de défaut du tube neural. Deux malformations congénitales ont été observées chez les enfants exposés au dolutégravir (la trisomie 21 et la persistance du canal artériel).
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les nourrissons exposés et les patients témoins appariés en matière de fréquence (6,3 % contre 3,7 % ; P = 0,26) ou de type de malformations congénitales.
  • Les fréquences de mortinatalité et de prématurité étaient identiques chez les nourrissons exposés dès la conception et les patients témoins appariés.
  • Aucune différence en matière de taux de malformations congénitales n’a été observée entre les groupes G2 ou G3 et les patients témoins appariés.

Limites

  • Le raltégravir était l’InSTI le plus fréquemment utilisé.