CPRCm : les mutations de BRCA2 ont un impact sur la réponse et la survie dans une étude espagnole

  • Castro E & al.
  • J Clin Oncol
  • 9 janv. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La survie spécifique au cancer (SSC) était moins bonne chez les patients atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (CPRCm) porteurs de mutations germinales de BRCA2, comparativement aux non porteurs.
  • Les porteurs d’une mutation de BRCA2 ont obtenu de meilleurs résultats avec un traitement initial par inhibiteurs de la voie de signalisation des androgènes (Androgen-Signaling Inhibitors, ASI ; abiratérone ou enzalutamide), comparativement aux taxanes.

Pourquoi est-ce important ?

  • Déterminer le statut germinal de BRCA2 pourrait faciliter le choix du traitement.

Protocole de l’étude

  • PROREPAIR-B est une étude de cohorte prospective multicentrique.
  • 419 patients non sélectionnés, atteints d’un CPRCm, ont fait l’objet d’un dépistage des mutations germinales de 107 gènes de réparation de l’ADN (germline DNA Damage Repair, gDDR).
  • Financement : Fundación Cris contra el cancer ; Fondation pour la lutte contre le cancer de la prostate (Prostate Cancer Foundation).

Principaux résultats

  • 16,2 % des patients étaient porteurs de mutations gDDR ; 3,3 % étaient porteurs d’une mutation de BRCA2.
  • La SSC médiane à 10 mois, comparativement aux non-porteurs, n’était pas significativement différente chez :
    • les porteurs d’une mutation de ATM/BRCA1/BRCA2/PALB2 (P = 0,264) ;
    • les porteurs de mutations gDDR (P = 0,646).
  • Les porteurs d’une mutation de BRCA2 ont obtenu une SSC médiane plus courte, comparativement aux :
    • non-porteurs (17,4 contre 33,2 mois ; RR : 2,10 ; P = 0,027) ;
    • porteurs de mutations gDDR non BRCA2 (33,8 mois ; P = 0,048).
  • BRCA2 était un facteur pronostique indépendant de la SSC (RR : 2,11 ; P = 0,030).
  • Les porteurs d’une mutation de BRCA2 ont obtenu une SSC médiane plus courte après un traitement de première intention par taxanes (12,8 contre 23,3 mois ; RR : 2,23 ; P = 0,015), comparativement aux non-porteurs.
  • Le statut de BRCA2 a démontré une interaction significative avec la séquence de traitement en termes de SSC (Pcorrigé = 0,015) et de SSP en deuxième intention (Pcorrigé = 0,005).
  • Les porteurs d’une mutation de BRCA2 recevant la séquence ASI-taxane, comparativement à ceux recevant la séquence taxane-ASI, ont obtenu une prolongation de la SSC (24,0 contre 10,7 mois) et de la SSP en deuxième intention (18,9 contre 8,6 mois).

Limites

  • Étude non randomisée.