CPRCm : la reprise du docétaxel est une option pour certains patients, d’après une étude allemande

  • Thomas C & al.
  • Int Urol Nephrol
  • 17 août 2018

  • Par Antara Ghosh
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La reprise du docétaxel reste une alternative efficace pour certains patients atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (CPRCm).
  • Les patients présentant une baisse de plus de 50 % du PSA au moment de la reprise ou un intervalle sans traitement de plus de trois mois en retirent le plus grand bénéfice.

Pourquoi est-ce important ?

  • Bien qu’il ait révolutionné les traitements depuis 2004, le docétaxel a perdu de son importance dans le traitement de première intention du CPRCm.
  • Il est difficile de choisir quels patients doivent recevoir du docétaxel.

Protocole de l’étude

  • Des patients atteints d’un CPRCm et qui ont reçu du docétaxel en première séquence (n = 62), en reprise (n = 38) ou en troisième séquence (n = 22) entre 2005 et 2013 ont été évalués.
  • La dose standard était de 75 mg/m2 une fois toutes les trois semaines ou de 35 mg/m2 une fois par semaine.
  • Tous les patients ont reçu 5 mg de prednisolone deux fois par jour et ont poursuivi le traitement par privation androgénique (TPA).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La période de suivi médiane était de 84 mois (IC à 95 % : 44–120).
  • La SSP et la SG biochimiques médianes étaient de 9 mois (intervalle interquartile [Interquartile Range, IQR] : 5–16) et de 20 mois (IQR : 16–26), respectivement.
  • Le taux de baisse de plus de 50 % du PSA au moment de la première séquence, de la reprise et de la troisième séquence était respectivement de 48,4 %, 31,6 % et 36,4 %.
  • Une baisse de plus de 50 % du PSA au moment de la reprise du docétaxel (RR : 0,31 ; P = 0,0082) et un intervalle sans traitement supérieur à trois mois (RR : 0,35 ; P = 0,014) étaient des facteurs indépendants positifs de la SG pendant le traitement par docétaxel.
  • Un intervalle supérieur à 47 mois entre le début du premier TPA et le développement du CPRC était associé à une meilleure SG (RR : 0,48 ; P = 0,016).

Limites

  • Échantillon de petite taille.