CPRCm : l’ajout de l’olaparib à l’abiratérone retarde la progression

  • Clarke N & et al.
  • Lancet Oncol
  • 4 juin 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • L’association d’olaparib et d’abiratérone améliore la SSP radiographique (SSPr) chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (CPRCm) préalablement traité, par rapport à l’abiratérone seule, quel que soit le statut de la mutation du gène de la réparation par recombinaison homologue (Homologous Recombination Repair, HRR).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’olaparib est le premier inhibiteur de la poly (ADP-ribose) polymérase (PARP) démontrant une activité en association avec l’abiratérone, le traitement standard, dans le cadre du cancer de la prostate.

Protocole de l’étude

  • Étude de phase II multicentrique, en double aveugle, contrôlée par placebo menée auprès de 142 patients atteints d’un CPRCm préalablement traité et affectés de manière aléatoire pour recevoir un traitement par olaparib et abiratérone ou placebo et abiratérone.
  • Financement : AstraZeneca.

Principaux résultats

  • À la clôture des données, le suivi médian était de 15,9 mois dans le groupe olaparib et abiratérone et de 24,5 mois dans le groupe placebo et abiratérone.
  • Dans le groupe olaparib et abiratérone, par rapport au groupe placebo et abiratérone :
    • la SSPr médiane était de 13,8 contre 8,2 mois (RR : 0,65 ; P = 0,034) ;
    • la SSPr médiane était de 17,8 contre 6,5 mois chez les patients présentant des mutations HRR et de 15,0 contre 9,7 mois chez les patients à HRR de type sauvage ;
    • événements indésirables (EI) de grades 1–2 les plus fréquents : nausée (37 % contre 18 %), constipation (25 % contre 11 %) et dorsalgie (24 % contre 18 %) ;
    • les EI de grade 3 ou supérieur étaient de 54 % contre 28 % : anémie (21 % contre aucun cas), pneumonie (6 % contre 4 %) et infarctus du myocarde (6 % contre aucun cas) ; et
    • 34 % contre 18 % des patients ont présenté des EI graves.

Limites

  • Le statut de la mutation HRR n’était pas connu pour tous les patients.
  • Puissance statistique insuffisante pour analyser la SG.