CPRC : l’enzalutamide retarde la progression dans l’étude PROSPER

  • Hussain M & al.
  • N Engl J Med
  • 28 juin 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’essai de phase III PROSPER a rapporté une réduction de 71 % du risque de métastase ou de décès avec l’ajout d’enzalutamide à la thérapie par privation androgénique (TPA) chez des hommes atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC) non métastatique, comparativement à l’association placebo et TPA.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats suggèrent qu’un traitement précoce présente un bénéfice pour les hommes dont les taux de PSA continuent à augmenter après un traitement de rattrapage puis une TPA.

Protocole de l’étude

  • Étude PROSPER de phase III, en double aveugle, menée auprès de 1 401 hommes atteints d’un CPRC non métastatique et avec un délai de doublement du PSA de 10 mois ou moins, affectés de manière aléatoire selon un rapport de 2:1 pour recevoir l’association enzalutamide et TPA ou placebo et TPA.
  • Critère d’évaluation principal : survie sans métastase (SSM ; délai entre la randomisation et la progression radiographique ou le décès).
  • Financement : Pfizer et Astellas Pharma.

Principaux résultats

  • À la clôture des données (447 événements), la SSM était nettement plus longue dans le groupe enzalutamide (36,6 contre 14,7 mois ; RR : 0,29 ; P 
  • L’enzalutamide était associé à un délai significativement plus long jusqu’à la première utilisation d’un autre traitement antinéoplasique (RR : 0,21 ; P 
  • Le taux d’événements indésirables (EI) était de 87 % dans le groupe enzalutamide, contre 77 % dans le groupe placebo.
  • L’hypertension (12 % contre 5 %), les événements indésirables cardiovasculaires majeurs (5 % contre 3 %) et les déficiences mentales (5 % contre 2 %) étaient plus fréquents avec l’enzalutamide.
  • Les EI de grade 3 ou supérieur étaient plus fréquents avec l’enzalutamide (31 % contre 23 %).

Limites

  • Aucune renseignée.