CPRC : l’ajout d’enzalutamide permet de prolonger la survie

  • Sternberg CN & al.
  • N Engl J Med
  • 4 juin 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’ajout d’enzalutamide à un traitement par privation androgénique (TPA) a réduit le risque de mortalité de 27 % chez des patients atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC) non métastatique avec progression rapide de l’antigène prostatique spécifique (Prostate-Specific Antigen, PSA), comparativement à l’association placebo et TPA.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats permettent de valider sur le plan clinique l’utilisation de la survie sans métastase comme critère d’évaluation pertinent et comme substitut potentiel à la survie globale (SG) dans ce contexte.

Protocole de l’étude

  • L’analyse finale de la SG a été réalisée dans le cadre de l’essai de phase III PROSPER, mené en double aveugle.
  • 1 401 hommes atteints d’un CPRC non métastatique avec progression du PSA ont été affectés de manière aléatoire selon un rapport de 2:1 pour recevoir un TPA associé à de l’enzalutamide ou à un placebo.
  • Financement : Pfizer ; Astellas Pharma.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 48 mois.
  • SG médiane :
    • 67,0 mois avec l’enzalutamide, contre 56,3 mois avec le placebo.
    • Rapport de risque (RR) de 0,73 (P = 0,001).
  • L’enzalutamide était associé à un délai plus long jusqu’au nouveau traitement antinéoplasique suivant :
    • Médiane de 66,7 mois, contre 19,1 mois avec le placebo. 
    • RR de 0,29 (IC à 95 % : 0,25–0,35).
  • Les traitements antinéoplasiques suivants les plus fréquents étaient le docétaxel (60 %) dans le groupe enzalutamide, et l’abiratérone (59 %) dans le groupe placebo.
  • Le taux d’événements indésirables pour 100 patients-années, corrigé pour prendre en compte l’exposition, était de 17 avec l’enzalutamide, contre 20 avec le placebo.
  • Les événements indésirables entraînant le décès les plus fréquents étaient des événements cardiovasculaires (14 dans le groupe enzalutamide, contre 2 dans le groupe placebo).

Limites

  • Des examens d’imagerie conventionnels ont été utilisés.