CPPC : les numérations plaquettaires élevées sont liées au risque de métastases cérébrales

  • Suzuki R & al.
  • Radiother Oncol
  • 12 juin 2018

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patients atteints d’un cancer du poumon à petites cellules (CPPC) ne présentant aucune métastase cérébrale lors du diagnostic et dont les numérations plaquettaires sont élevées avant le traitement courent un risque accru de métastases cérébrales, ce qui suggère que les numérations plaquettaires pourraient être utilisées pour identifier les patients qui pourraient être le plus susceptibles de développer une progression de la maladie au niveau du cerveau.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une SG à deux ans supérieure chez les patients atteints d’un CPPC, rendue possible par les progrès thérapeutiques, nécessite une vigilance accrue quant à la surveillance de la récidive de la maladie, tout particulièrement dans le cerveau.

Protocole de l’étude

  • 293 patients atteints d’un CPPC ne présentant aucune métastase cérébrale et démontrant des formules sanguines complètes avant le traitement.
  • Financement : Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health).

Principaux résultats

  • Dans l’ensemble, 39 % des patients ont développé des métastases cérébrales.
  • Les métastases cérébrales étaient plus courantes chez les patients présentant des numérations plaquettaires élevées (supérieures à 270 x 109/l), par rapport à ceux présentant des numérations plaquettaires faibles (inférieures ou égales à 270 x 109/l, 46 % contre 32 % ; P logarithmique par rangs = 0,009).
  • Le taux de survie sans métastase cérébrale (SSMC) à deux ans était nettement moins bon chez les patients présentant des numérations plaquettaires élevées, par rapport à ceux présentant des numérations faibles (14,6 % contre 22,1 % ; P = 0,009) et chez ceux présentant un rapport plaquettes-lymphocytes élevé (RPL ; 15,9 % pour un rapport supérieur à 119,4 contre 25,4 % pour un rapport inférieur ou égal à 119,4 ; P = 0,022).
  • Après une analyse multivariée, la numération plaquettaire élevée avant le traitement a été associée de manière indépendante à une SSMC moins bonne (RR : 1,516 ; IC à 95 % : 1,024–2,245 ; P = 0,038), mais le RPL élevé n’a pas démontré cette association.

Limites

  • Analyse rétrospective monocentrique.