CPPC : le risque de métastases cérébrales est plus élevé avec la radiothérapie biquotidienne, comparativement à la radiothérapie uniquotidienne

  • Zeng H & al.
  • JAMA Netw Open
  • 3 mai 2019

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Les patients atteints d’un cancer du poumon à petites cellules (CPPC) qui faisaient l’objet d’une radiothérapie biquotidienne (RTBQ) étaient significativement plus susceptibles de développer des métastases cérébrales après une irradiation crânienne prophylactique (ICP) que les patients faisant l’objet d’une radiothérapie uniquotidienne (RTUQ).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les recommandations de 2018 du Réseau national américain de lutte contre le cancer (National Comprehensive Cancer Network) préconisent indifféremment la RTBQ et la RTUQ pour le traitement du CPPC.
  • Ces résultats semblent contredire ceux de l’essai CONVERT.

Protocole de l’étude

  • 778 patients atteints d’un CPPC ont fait l’objet d’une RTBQ (n = 169) ou d’une RTUQ (n = 609), d’une chimiothérapie et d’une ICP.
  • Financement : Fondation nationale des sciences naturelles de Chine ; Projet principal sur la médecine translationnelle de la province du Shandong.

Principaux résultats

  • Dans l’ensemble, 16,8 % des participants ont développé des métastases cérébrales après un suivi médian de 23,6 mois.
  • L’analyse multivariée a révélé que le taux de métastases cérébrales à 3 ans après l’ICP était significativement plus élevé chez les patients ayant fait l’objet d’une RTBQ (rapport de risque corrigé [RRc] : 1,57 ; P = 0,03) ou chez ceux présentant une maladie étendue (RRc : 1,69 ; P = 0,04).
  • Les patients ayant fait l’objet d’une RTBQ, comparativement à ceux ayant fait l’objet d’une RTUQ, présentaient toujours un risque plus important de métastases cérébrales 3 ans après un appariement selon les scores de propension (26,0 % contre 14,9 % ; RR : 1,71 ; P = 0,04).
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes au niveau de la SSP ou de la SG.
  • La disparité observée entre les groupes au niveau du taux de métastases cérébrales a persisté après une correction pour prendre en compte le moment de réalisation de l’ICP et le stade de la maladie.

Limites

  • Étude rétrospective.
  • Population asiatique.