CPNPC : une méta-analyse identifie un faible taux de pneumopathie inflammatoire liée aux l’ITK de l’EGFR

  • Lung Cancer

  • de Kelli Whitlock Burton
  • Résumé d’articles
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À retenir

  • Une méta-analyse a identifié que l’incidence de la pneumopathie inflammatoire liée aux inhibiteurs de la tyrosine kinase du récepteur du facteur de croissance épidermique (ITK de l’EGFR) est faible dans l’ensemble, mais qu’elle est significativement plus élevée chez les patients japonais qu’ailleurs dans le monde.

Pourquoi est-ce important ?

  • La pneumopathie inflammatoire est une toxicité connue du traitement par ITK de l’EGFR, mais elle a principalement été étudiée au Japon, et les recherches portant sur son incidence chez les patients américains sont rares.

Protocole de l’étude

  • Une méta-analyse de 144 essais cliniques publiés entre 2003 et 2017, portant sur des ITK de l’EGFR en monothérapie, a été menée avec un total de 153 cohortes et 15 713 patients atteints d’un CPNPC.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Chez les patients naïfs d’ITK de l’EGFR, l’incidence groupée globale de la pneumopathie inflammatoire était de 1,12 % (IC à 95 % : 0,79–1,58 %) tous grades confondus, de 0,61 % (IC à 95 % : 0,40–0,93 %) pour les grades élevés, et de 0,20 % (IC à 95 % : 0,11–0,38 %) pour le grade 5.
  • À l’analyse multivariée, les cohortes de patients naïfs d’ITK de l’EGFR au Japon présentaient un risque significativement plus élevé de contracter une pneumopathie inflammatoire de tous grades confondus (RC : 5,04 ; IC à 95 % : 3,14–8,11), de grade élevé (RC : 4,45 ; IC à 95 % : 2,50–7,93) ou de grade 5 (RC : 4,55 ; IC à 95 % : 2,20–9,44) que les patients d’autres pays.
  • Chez les patients retraités par ITK de l’EGFR, l’incidence groupée de la pneumopathie inflammatoire était de 1,13 % (IC à 95 % : 0,40–3,15 %) tous grades confondus, de 0,49 % (IC à 95 % : 0,21–1,11 %) pour les grades élevés, et de 0,16 % (IC à 95 % : 0,04–0,65 %) pour le grade 5.
  • Chez les patients retraités par ITK de l’EGFR, ceux recevant de l’osimertinib présentaient l’incidence groupée de pneumopathie inflammatoire tous grades confondus la plus élevée (3,01 % ; IC à 95 % : 1,85–4,85 %).

Limites

  • Absence de données au niveau des patients.