CPNPC : la prise de bévacizumab après une progression n’a pas permis de remplir le critère d’évaluation de la SG dans l’étude AvaALL

  • Gridelli C & al.
  • JAMA Oncol
  • 30 août 2018

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La poursuite du traitement par bévacizumab après une progression de la maladie dans le cadre du CPNPC avancé non épidermoïde n’a apporté aucun bénéfice de SG substantiel, comparativement au traitement de référence (Standard of Care, SOC).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats d’un essai de phase II ont suggéré un bénéfice modeste en termes de SSP et un bénéfice non significatif en termes de SG.

Protocole de l’étude

  • Étude de phase IIIb, randomisée et en ouvert AvaALL.
  • 475 patients atteints d’un CPNPC et ayant préalablement reçu un traitement de première intention par bévacizumab et une chimiothérapie double à base de platine, puis au moins deux cycles de traitement d’entretien par bévacizumab, ont été affectés de manière aléatoire lors de la première progression de la maladie pour recevoir soit du bévacizumab et le SOC (n = 243), soit le SOC uniquement (n = 232), entre 2011 et 2015.
  • Financement : F. Hoffmann-La Roche Ltd.

Principaux résultats

  • Le critère d’évaluation principal n’a pas été rempli ; l’étude manquait de puissance pour la SG, d’après les présomptions statistiques initiales.
  • La SG médiane était similaire entre les groupes (11,9 mois pour l’association bévacizumab et SOC, contre 10,2 mois pour le SOC seul ; RR : 0,84 ; IC à 90 % : 0,71–1,00).
  • La SSP médiane jusqu’à la deuxième progression était numériquement plus longue avec l’association bévacizumab et SOC, comparativement au SOC seul (5,5 mois contre 4,0 ; RR stratifié : 0,83 ; IC à 90 % : 0,70–0,98).
  • La SSP médiane jusqu’à la troisième progression était plus longue avec l’association bévacizumab et SOC qu’avec le SOC seul (4,0 mois contre 2,6 ; RR : 0,63 ; IC à 90 % : 0,49–0,83).
  • Les événements indésirables (EI) d’intérêt particulier et les EI de grades 3–4 étaient plus fréquents dans le groupe bévacizumab que dans le groupe SOC (48,6 % contre 27,2 %, et 76,5 % contre 60,3 %, respectivement).

Limites

  • Faible nombre de patients dans les sous-groupes.