CPNPC : l’administration de corticostéroïdes après la SABR est associée à une survie plus défavorable

  • Clin Lung Cancer

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’administration de corticostéroïdes peu après une radiothérapie stéréotaxique d’ablation (Stereotactic Ablative Radiotherapy, SABR) pour un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade précoce était associée à une dégradation de la SG, mais pas du taux de récidive ou du délai jusqu’à la progression (Time To Progression, TTP).

Pourquoi est-ce important ?

  • En l’absence de données corroborant ces résultats, il est recommandé d’évaluer chaque cas de manière individuelle avant d’administrer des corticostéroïdes dans ce contexte.

Protocole de l’étude

  • 912 patients atteints d’un CPNPC de stade précoce T1–3 (lésion satellite), N0, M0 et sans métastase ont fait l’objet d’une SABR.
  • Financement : NIH ; Fondation caritative Joan et Herb Kelleher (Joan and Herb Kelleher Charitable Foundation).

Principaux résultats

  • 87 patients ont reçu des corticostéroïdes par voie orale ou intraveineuse au cours des 2 jours suivant la SABR.
  • Les corticostéroïdes étaient administrés pour une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) dans 60,9 % des cas, pour une chimiothérapie dans 8,0 % des cas, pour de l’arthrite dans 8,0 % des cas, pour une douleur chronique dans 4,6 % des cas, en lien avec une greffe dans 3,4 % des cas et pour une autre indication dans 14,9 % des cas.
  • 58,6 % des patients ont reçu des corticostéroïdes pendant 2 mois ou moins, et 41,4 % pendant plus de 2 mois.
  • L’administration de corticostéroïdes était associée de manière significative à une réduction de la SG médiane (34,6 contre 58,7 mois) et de la SG à 5 ans (30,0 % contre 49,0 % ; P 
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes en termes de TTP ou de récidive.
  • Les toxicités étaient similaires entre les groupes.

Limites

  • Conception observationnelle et rétrospective de l’étude.
  • Ces résultats ne peuvent pas être généralisés au traitement par SABR des tumeurs plus importantes, aux patients faisant l’objet d’une immunothérapie initiale ou à la maladie localement avancée traitée par radiothérapie fractionnée conventionnelle.