CP : une mauvaise fonction sexuelle et une bonne QdV globale sont rapportées pour les différents stades de la maladie

  • Downing A & et al.
  • Lancet Oncol
  • 31 janv. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Univadis Clinical Summaries
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À retenir 

  • La QdV liée à la santé n’était pas sensiblement différente entre les hommes atteints d’un cancer de la prostate avancé et ceux atteints d’un cancer de la prostate localisé.
  • Les scores aux domaines du questionnaire abrégé de l’indice composite élargi sur le cancer de la prostate (Expanded Prostate Cancer Index Composite, EPIC-26) étaient faibles pour la fonction sexuelle, et plus de la moitié des hommes ne se sont pas vu proposer une intervention visant à y remédier.
  • Le recours à un traitement par privation androgénique (TPA) a été associé à une fonction hormonale et à une fonction sexuelle plus faibles.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients pourraient bénéficier de mesures de réhabilitation sexuelle.

Protocole de l’étude

  • 35 823 hommes diagnostiqués d’un cancer de la prostate dans une période de 18 à 42 mois ont répondu à une enquête par questionnaire.
  • Financement : Movember Foundation ; autres.

Principaux résultats

  • L’âge médian était de 71 ans.
  • 63,8 % des patients présentaient une maladie de stade I/II, 23,4 % des patients une maladie de stade III et 12,8 % des patients une maladie de stade IV.
  • Les scores moyens corrigés (SMC) aux domaines du questionnaire EPIC-26 étaient élevés (79,9–88,9), excepté pour la fonction sexuelle (24,0).
  • Les patients ayant reçu un TPA, par rapport à ceux n’en ayant pas reçu, ont signalé :
    • une fonction hormonale et une fonction sexuelle plus faibles (SMC : 69,3 % et 15,3 %, respectivement) ;
    • des bouffées de chaleur (SMC : 30,7 % contre 5,4 %), un faible niveau d’énergie (SMC : 29,4 % contre 14,7 %) et une prise de poids (SMC : 22,5 % contre 6,9 %).
  • 81,0 % des patients ont signalé une mauvaise/très mauvaise fonction sexuelle (SMC : stade III, 90,4 % ; stade IV : 96,0 %).
    • 55,8 % des hommes ne se sont pas vu proposer une intervention pour améliorer leur santé sexuelle.
  • Score global de santé moyen corrigé obtenu par auto-évaluation : 76,3 % (stades I-II, III et IV : 77,4 %, 76,3 % et 71,7 %, respectivement).

Limites

  • Données déclarées par les patients.