COVID-19 : quelle conduite à tenir en cas d’infection VIH ?


  • Caroline Guignot
  • Actualités Médicales
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Si à ce jour, « aucune donnée scientifique ne permet d’affirmer que les personnes vivant avec le VIH sont plus exposées au risque d'acquisition du COVID-19 ni qu’elles développeront une forme plus grave de l’infection », la Société Française de Lutte contre le Sida (SFLS) et la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) ont émis le 12 mars dernier des recommandations aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Car, « en se basant sur ce qui se passe avec d’autres virus, on peut supposer que pour les personnes vivants avec le VIH, le risque d’une forme grave est probablement plus élevé lorsque le taux de CD4 est bas ( ».

Le HCSP ne dit pas autre chose en intégrant ces groupes de PVVIH dans sa définition des patients à risque de formes sévères , en se fondant sur les données disponibles dans les autres infections respiratoires.

Du fait de leur risque à développer des formes graves, il est essentiel de s’assurer que les méthodes de prévention habituellement recommandées aux PVVIH vis-à-vis des complications pulmonaires soient respectées, à savoir les vaccinations antigrippale et anti-pneumocoque, ainsi que, si possible, le sevrage tabagique.

Les recommandations concernant les précautions, les gestes barrières et le confinement sont, elles, les mêmes pour les PVVIH que pour le reste de la population, même si le texte reconnaît la nécessité de maintenir le lien social, malgré la distance imposée par le contexte actuel.

Il est également recommandé aux PVVIH de disposer d’un approvisionnement suffisant en médicaments afin d’éviter les ruptures de traitements que ce soit les antirétroviraux et les traitements associés. Le rapprochement de son équipe soignante doit pouvoir permettre de réaliser si besoin des téléconsultations.

Enfin, en cas de symptômes évocateurs de COVID-19 (fièvre, toux, difficultés respiratoires...), la conduite à tenir est la même que celle des autres personnes : contacter le médecin traitant par téléphone ou le 15 en cas de difficultés respiratoires. Le médecin référent VIH doit aussi être informé.