COVID-19 : pour un déploiement national du carnet électronique de vaccination


  • Serge Cannasse
  • Actualités socio-professionnelles
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La mise à disposition de vaccins efficaces n’est qu’une première étape de la « riposte vaccinale » au COVID-19, constate l’Académie de médecine. La seconde est tout aussi cruciale : « l’hésitation vaccinale » doit être levée, alors que les messages contradictoires se multiplient sur les réseaux sociaux et que les professionnels de santé « sont appelés à mettre en application des recommandations vaccinales complexes et rapidement évolutives. » L’Académie constate qu’il existe un outil qui peut grandement aider les uns et les autres, ainsi que les autorités sanitaires : le carnet de vaccination électronique (CVE). Ses avantages sont les suivants :

  • Au citoyen, « il offre une source d’information actualisée et un accès privé à son historique vaccinal (noms et dates des vaccins reçus, statut vaccinal pour chaque maladie cible), des recommandations vaccinales personnalisées suivant son profil de santé, incluant l’envoi des prochaines dates de rappel. » L’inscription est libre, la personne décide qui peut accéder à ses données.

  • Aux professionnels de santé, « il apporte un outil de formation et un support d’aide à la décision, chaque recommandation étant documentée et vérifiable. »

  • Aux autorités de santé, il permet de constituer un registre vaccinal pouvant générer en temps réel des indicateurs fiables de pilotage d’un programme de vaccination : « suivi des actes vaccinaux réalisés, couverture vaccinale stratifiée selon la zone géographique, l’âge, le sexe ou l’état de santé, indicateurs du respect des bonnes pratiques vaccinales et taux d’incidence des événements indésirables post-vaccinaux. » Le VCE inclut un outil de vaccinovigilance proactif (courriel ou SMS) pour détecter rapidement d’éventuels événements indésirables.

Le VCE est actuellement utilisé par les Unions régionales des professionnels de santé (URPS) dans 5 régions (Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne- Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire et Occitanie) et par les ARS dans 3 régions (Nouvelle- Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté et Occitanie). L’Académie de médecine recommande de le déployer le plus rapidement possible au niveau national, comme le préconisent plusieurs institutions de santé, dont certaines depuis 2012 (Haut Conseil de la santé publique).