COVID-19 : O. Véran annonce un renforcement de la coordination avec la médecine de ville

  • Véronique Hunsinger

  • Actualités Médicales par Medscape
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Paris, France ­­– Lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement sur la crise du COVID-19, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé l’arrivée de renforts à l’hôpital et dans les EHPAD pour faire face à cette nouvelle vague décrite comme «violente». La coordination entre la ville et l’hôpital va par ailleurs être optimisée et les médecins de ville mis à contribution. Olivier Véran et le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, ont également insisté sur l’importance de respecter au maximum le confinement afin que celui-ci ne dure pas trop longtemps même si le système de soins est aujourd’hui mieux préparé que lors de la première vague.

« La situation épidémiologique est grave », a martelé Jérôme Salomon, qui ne s’était plus exprimé sur la situation épidémique devant la presse depuis le déconfinement de mai. « La deuxième vague de la pandémie qui frappe toute l’Europe est brutale et se propage rapidement. La France est le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre cas et cette deuxième vague, contrairement à la première, concerne tout le territoire, les métropoles mais également les villes et les villages et des régions qui avaient été moins touchées au printemps comme l’Auvergne-Rhône-Alpes, Paca ou l’Occitanie » le sont aujourd'hui a rappelé le Directeur général de la santé. Depuis le début de l’épidémie, 1,6 million de personnes ont déjà été touchées en France. Mercredi, 58.046 patients avaient reçu un test positif alors que 2 millions de tests sont désormais réalisés chaque semaine. « Le nombre de tests positifs augmente plus rapidement que le nombre de tests effectués, a souligné le DGS. C’est le signe que l’épidémie est massive et diffuse largement en population ».

En outre, pour la journée de mercredi, plus de 3.000 nouveaux malades ont été admis à l’hôpital et 447 en réanimation. « Un patient sur quatre qui entre en réanimation ne survivra pas, a dit Jérôme Salomon. Nous sommes devant une vague très haute et la situation se détériore. C’est pourquoi nous devons casser ensemble cette cinétique rapide ». Rappelant les dix mesures « utiles et complémentaires » pour lutter contre l’épidémie, le DGS insiste désormais également sur l’aération des locaux et l’application TousAntiCovid.

« La deuxième vague n’est pas une abstraction, a renchéri le ministre de santé. Elle est là et elle est violente. Mais nous sommes mobilisés depuis des semaines avec pour objectif d'être capables de soigner toutes les personnes qui doivent bénéficier de soins qu'elles soient atteintes du coronavirus ou qu'elles souffrent d'autres maladies ». Actuellement, 4.000 patients sont soignés en réanimation, soit un taux d’occupation des lits qui atteint 85%. Les déprogrammations sont toujours en cours et la collaboration entre le public et le privé semble plus fluide qu’au printemps.

Le ministre de la santé a ainsi cité l’exemple du Centre hospitalier du Puy-en-Velay où 64 lits de chirurgie ont déjà été convertis en lits COVID et gérés par les infirmiers du CH bénéficiant du renfort des équipes de la clinique privée de la ville. « La déprogrammation ne saurait cependant être totale » a rappelé néanmoins Olivier Véran insistant sur la nécessité de préserver l’activité de chirurgie pour cancer, les greffes, la pédiatrie et la santé mentale.

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