COVID-19 : les traitements accusent des retards dans le cadre du STEMI avec ou sans diabète

  • De Luca G & al.
  • Cardiovasc Diabetol
  • 18 déc. 2020

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • La pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a entraîné des réductions et des retards concernant les interventions coronariennes percutanées (ICP) primaires pour cause d’infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (ST-segment Elevation Myocardial Infarction, STEMI).
  •  La mortalité a augmenté chez ces patients, avec ou sans diabète.

Pourquoi est-ce important ?

  • Pendant la pandémie, les ressources ont été concentrées sur le traitement du COVID-19, ce qui a limité l’accès aux soins pour les patients atteints d’autres affections aiguës et chroniques.

Méthodologie

  • Une analyse rétrospective de données de registre a porté sur 6 609 patients présentant un STEMI et faisant l’objet d’une reperfusion mécanique dans 77 centres européens pratiquant plus de 120 ICP primaires/an. 3 653 patients durant la période mars-avril 2019 ont été comparés à 2 956 patients durant la même période en 2020.
  • Environ 20,5 % des patients dans chaque groupe étaient atteints d’un diabète.
  • Financement : Projets de recherche d’intérêt national 2017 (Research Projects of National Relevance 2017).

Principaux résultats

  • Le nombre de STEMI traités par voie percutanée par million d’habitants a baissé de 2019 à 2020 chez les patients :
    • diabétiques : de 1 455 à 1 192.
      • Rapport des taux d’incidence (RTI) de 0,79 (P 
    • non diabétiques : de 518 à 427.
      • RTI de 0,811 (P 
  • Une interaction significative affectant la réduction des STEMI a été observée pour les patients atteints d’une hypertension non diabétiques (P = 0,024 pour l’interaction).
  • Après des corrections, l’association entre la période pandémique de COVID-19 et une période d’ischémie prolongée (plus de 12 heures) a été constatée en l’absence de diabète (rapport de cotes corrigé [RCc] : 1,4 ; P 

Limites

  • La méthodologie de l’étude était rétrospective.
  • Étude conduite pendant l’urgence de la pandémie.
  • Certaines données sont manquantes.