COVID-19 : les enfants d’origine ethnique non blanche courent un risque plus élevé de forme grave de la maladie et de MIS-C

  • Swann OV & al
  • BMJ
  • 28 août 2020

  • Par Liz Scherer
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) se manifeste généralement de manière moins sévère chez les enfants et les adolescents que chez les adultes au Royaume-Uni.
  • Un âge plus avancé (aux alentours de 11 ans), une origine ethnique non blanche et des caractéristiques cliniques spécifiques figurent dans la définition de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) du syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant (Multisystem Inflammatory Syndrome in Children, MIS-C).

Pourquoi est-ce important ?

  • Lors de la détermination des stratégies de prise en charge de la maladie, il convient de prendre en considération la présentation clinique du MIS-C en fonction de la phase de l’infection ainsi que de l’âge et de l’origine ethnique des patients.

Principaux résultats

  • 651 enfants ; 56 % étaient de sexe masculin (367).
  • L’âge médian était de 4,6 ans (intervalle interquartile : 0,3–13,7). 
    • 32 % (225) des patients avaient moins de 12 ans.
  • Dans le cadre d’une analyse multivariée ; les rapports de cotes (RC) pour l’admission en unité de soins intensifs étaient plus élevés pour les patients âgés :
    • de moins d’un mois : 3,21 (P = 0,008) ; et
    • entre 10 et 14 ans : 3,23 (P = 0,002).
  • 11 % (52) correspondaient à la définition du MIS-C de l’OMS et la plupart étaient :
    • plus jeunes : âge médian de 10,0 ans (P = 0,057) ; et
    • d’origine ethnique non blanche : 90 % (P = 0,003).
  • Symptômes supplémentaires en présence du MIS-C, par rapport à son absence :
    • Fatigue : 51 %, contre 28 % (P = 0,004).
    • Céphalées : 34 %, contre 10 % (P 
    • Myalgie : 34 %, contre 8 % (P 
    • Mal de gorge : 30 %, contre 12 % (P = 0,003).
    • Lymphadénopathie : 20 %, contre 3 % (P 
  • 56 % des patients remplissaient les critères du MIS-C durant la phase de l’infection aiguë ; 44 % les remplissaient après la phase de l’infection aiguë.
  • Les symptômes suivants étaient plus susceptibles de survenir après la phase aiguë de l’infection :
    • Conjonctivite : 71 %, contre 16 % (P 
    • Douleur abdominale : 95 %, contre 44 % (P 
  • Les difficultés respiratoires étaient plus susceptibles de survenir durant la phase aiguë de l’infection : 52 %, contre 14 % (P = 0,014).

Méthodologie

  • Une étude de cohorte observationnelle prospective a été menée auprès d’enfants âgés de moins de 19 ans, présentant une infection confirmée au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2).
  • Financement : Institut national britannique pour la recherche en matière de santé (National Institute for Health Research).

Limites

  • Étude observationnelle.
  • Données incomplètes.
  • Diagnostics principalement établis par test par réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR).