COVID-19 : le test de diagnostic salivaire est-il fiable ?


  • Fanny Le Brun
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Un test de diagnostic salivaire du COVID-19 a été développé par les chercheurs du laboratoire montpelliérain Sys2diag. Il est désormais disponible sur le marché. Appelé EasyCov, ce test portable est basé sur la technique RT-LAMP qui permet d’amplifier l’ARN viral puis de révéler ou non sa présence dans un échantillon salivaire.  

Simple et rapide

Ce test ne nécessite que quelques gouttes de salive, un tube à essai et moins d’une heure de chauffe à 65 °C pour pouvoir lire le résultat à partir d’un réactif coloré. Plus simple et plus rapide qu’un test RT-PCR réalisé à partir d’un prélèvement nasopharyngé, EasyCov pourrait compléter les dispositifs de dépistage classiques dans les situations où ils ne peuvent être déployés. Par exemple, il pourrait permettre de tester des sportifs avant une compétition, des passagers avant qu’ils n’embarquent dans un avion ou un bateau, les résidents et personnels des Ehpad de façon récurrente…

Fiable ?

Les performances de ce test salivaire ont été évaluées au CHU de Montpellier dans une étude clinique débutée le 11 avril dernier et ayant déjà inclus 123 personnes testées en double aveugle, d’une part avec la méthode RT-PCR au CHU de Montpellier et d’autre part avec EasyCov au laboratoire Sys2diag. Les premiers résultats intermédiaires montrent des performances satisfaisantes pour ce test de terrain destiné à pallier aux situations où le test RT-PCR ne peut être déployé. Ainsi, on observe peu de faux-positifs (spécificité de 95,7 %) et un peu moins de 30 % de faux-négatifs (sensibilité de 72,7 %).

Cette étude se poursuivra jusqu’à atteindre 180 sujets testés, mais EasyCov est d’ores et déjà commercialisé.

100% français !

Le choix a été fait d’une fabrication 100 % française : l’appareil de chauffe est fabriqué à Nantes, l’assemblage est opéré en Alsace et l’application pour smartphone qui permet d’interpréter le test, qui peut également être lu par colorimétrie, a été développée par une start-up montpelliéraine. Aujourd’hui, 200.000 kits sont produits chaque semaine et commercialisés en France.