COVID-19 : le signe le plus précoce est parfois de nature gastro-intestinale et non respiratoire

  • J Gastroenterol Hepatol

  • Par Jenny Blair, MD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Dans le cadre de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), les symptômes gastro-intestinaux pourraient précéder la fièvre et les symptômes respiratoires.
  • L’infectivité potentielle des selles suggère la nécessité d’un équipement de protection individuelle (EPI) durant les endoscopies.

Pourquoi est-ce important ?

  • Certains patients atteints du COVID-19 présentent des symptômes gastro-intestinaux.
  • De l’acide ribonucléique (ARN) viral apparaît dans les écouvillons anorectaux et les échantillons de selles, alors même que les échantillons respiratoires prélevés se sont révélés négatifs.
  • L’épithélium intestinal exprime le récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ECA 2), auquel se lie le virus.

Informations clés

  • Le premier patient aux États-Unis atteint du COVID-19 présentait des nausées et des vomissements, suivis d’une diarrhée et de douleurs abdominales.
  • Dans certaines cohortes, 1 patient sur 3 présente des symptômes gastro-intestinaux, bien que la plupart des estimations établissent le taux à environ 10 % ou moins.
  • Les enfants peuvent également présenter des symptômes gastro-intestinaux, même si les taux ne sont pas clairement établis.
  • La diarrhée peut précéder la fièvre ou les symptômes respiratoires.
  • Jusqu’à la moitié des patients présentent des élévations d’enzymes hépatiques, qui sont généralement légères et transitoires.
  • Des lésions hépatiques peuvent survenir.
  • Les données probantes suggèrent que l’excrétion virale par les intestins « pourrait être abondante ».  
  • Le virus fécal « peut entraîner une transmission par fomites, en particulier lorsque des aérosols infectieux sont générés par les projections liées à la chasse d’eau. »
    • Durant l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (Severe Acute Respiratory Syndrome, SARS), une flambée a été attribuée à une transmission par voie aérienne via des toilettes.
  • Les auteurs suggèrent :
    • des écouvillons rectaux avant la sortie de l’hôpital des patients.
    • l’utilisation d’un EPI durant les endoscopies.