COVID-19 : le sarilumab hors AMM apporte une amélioration clinique dans le cadre de la forme sévère de la maladie

  • Gremese E & al
  • EClinicalMedicine
  • 3 oct. 2020

  • Par Liz Scherer
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Le sarilumab intraveineux (IV) hors autorisation de mise sur le marché (AMM) s’avère prometteur dans le cadre du traitement de la pneumonie sévère liée à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
  • Des données supplémentaires et une durée de suivi plus longue sont nécessaires.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le sarilumab IV hors AMM pourrait être une alternative au tocilizumab pour les patients hospitalisés pour cause de pneumonie sévère liée au COVID-19.
  • Un plus jeune âge, l’absence d’une inflammation systémique sévère et un rapport pression partielle en oxygène (PaO2)/fraction inspirée en oxygène (FiO2) plus élevé étaient tous des facteurs associés à une amélioration clinique plus rapide dans le cadre de l’administration du médicament.

Principaux résultats

  • 53 patients hospitalisés ; âge médian de 66 ans (intervalle : 40–95).
  • 73,6 % des patients ont reçu une première dose de sarilumab au service d’hospitalisation ; 26,4 % des patients ont reçu une première dose de sarilumab en unité de soins intensifs (USI) ou moins de 24 heures après leur admission.
  • Patients au service d’hospitalisation :
    • 46,2 % des patients ont présenté une amélioration clinique 24 heures après la perfusion de sarilumab.
    • 64,1 % des patients ont présenté cette amélioration au jour 3.
    • 89,7 % des patients ont présenté cette amélioration lors de leur dernière observation (suivi médian : 16 jours ; intervalle : 14–24 jours).
    • 70,6 % des patients ont quitté l’hôpital après une durée médiane de 12 jours (intervalle : 5–22) suivant la première perfusion.
    • 85,7 % des patients ne nécessitaient plus de supplémentation en oxygène.
  • Patients en USI :
    • 64,3 % des patients ont quitté l’USI pour le service d’hospitalisation après une durée médiane de 6,5 jours (intervalle : 5–12) suivant la perfusion.
      • 88,9 % de ces patients ne nécessitaient plus de supplémentation en oxygène.
  • Taux global de mortalité après la perfusion : 5,7 % (un décès en service d’hospitalisation et deux décès en USI).
  • Facteurs prédictifs de la réponse clinique 3 jours après la perfusion :
    • Rapport PaO2/FiO2 supérieur ou égal à 142,5.
    • Taux d’interleukine-6 (IL-6) inférieur ou égal à 91,3 pg/ml.

Méthodologie

  • Étude de cohorte observationnelle en Italie.
  • Financement : aucun.

Limites

  • Étude menée en ouvert.
  • Petit échantillon de patients.
  • Traitements concomitants et non éprouvés.