Covid-19 : la stratégie de rentrée du gouvernement

  • Véronique Hunsinger

  • Nathalie Barrès
  • Actualités Médicales par Medscape
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Paris, France – « Il va falloir apprendre à vivre avec le virus » a martelé le Premier ministre, Jean Castex, lors de la conférence de presse de rentrée du gouvernement ce jour, où, accompagné des ministres de la Santé et de l'Education nationale, il a détaillé la stratégie des prochaines semaines dans la lutte contre la Covid-19.

Phase incontestable de recrudescence de l'épidémie

Cette conférence de presse intervient alors que nous « sommes une phase incontestable de recrudescence de l'épidémie » a indiqué le chef du gouvernement rappelant que le R-effectif (taux de reproduction du virus) est aujourd'hui de l'ordre de 1,4 contre 3 au plus fort de l'épidémie et 0,7 au sortir du confinement. De plus, le taux de positivité des tests est actuellement de 3,7% contre 1% au moment du déconfinement alors même que le nombre de personnes testées continue de progresser fortement : 840 000 tests ont été réalisés la semaine dernière, dépassant l'objectif initial de 700 000 tests hebdomadaires. Maintenant que la France a rattrapé son retard, l'objectif du ministère de la santé, après concertation avec les laboratoires de biologie médicale, est désormais d'attendre le million de tests hebdomadaire en septembre. Mais pour éviter les embouteillages, un ordre de priorité a été défini : d'abord les examens à visée diagnostique avec un objectif d'examen dans les 24 heures et de résultat dans les 24 heures suivantes, puis les examens à visée de dépistage et enfin les examens à visée de dépistage individuel pour convenance personnelle (retour de vacances par exemple) ou à visée de surveillance épidémiologique. Actuellement, le délai de résultat du test est d'une journée dans la moitié des cas et inférieur à 36 heures dans 80% des cas.

21 départements dans le rouge 

« Nous sommes dans une situation que les scientifiques n'avaient pas forcément modélisée", a estimé Jean Castex. " L'épidémie gagne du terrain, il faut donc continuer à intervenir massivement. Mais tirer la sonnette d'alarme ne veut pas dire que nous sommes dans une situation grave ». Celle-ci est en effet contrastée.

Désormais 21 départements sont placés en zone dite "rouge" de circulation active c'est-à-dire où l'incidence du Covid-19 est supérieure à 50 pour 100 000 habitants. C'était déjà le cas à Paris et dans les Bouches-du-Rhône.

L'amélioration notable de la situation dans la Mayenne où l'incidence est passée de 153,9 au 28 juillet à 25,9 aujourd'hui a encouragé le gouvernement à privilégier une « approche territoriale » pour gérer l'épidémie. « Le risque épidémique doit être piloté au plus près du terrain avec des stratégies de réponses ciblées, rapides et graduées dès lors qu'on constate une dégradation de la situation", a souligné Jean Castex, qui avait lui-même géré le déconfinement en mai. Les préfets préparent en lien étroit avec les maires et les élus des plans d'action pour adapter leur territoires ».

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