COVID-19 : la réalisation d’un test de dépistage avant une chirurgie liée à un cancer permet d’identifier les patients à risque de complications pulmonaires

  • COVID Surgical Collaborative
  • Br J Surg
  • 12 nov. 2020

  • Par Liz Scherer
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Un test de dépistage du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) en préopératoire chez les patients asymptomatiques faisant l’objet d’une chirurgie élective pour un cancer peut permettre d’identifier les patients à risque de complications pulmonaires postopératoires sévères en lien avec la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les tests de dépistage du SARS-CoV-2 en préopératoire sont importants pour les patients faisant l’objet d’une chirurgie majeure élective durant la pandémie.
  • Il pourrait être nécessaire de répéter le test chez les patients plus âgés qui sont les plus à risque de complications pulmonaires.

Principaux résultats

  • 8 784 patients, 432 hôpitaux, 53 pays.
  • 76,8 % des chirurgies étaient majeures ; 12,4 % ont été réalisées dans des zones à haut risque.
  • 26,2 % des patients avaient fait l’objet d’un test de dépistage en préopératoire : 16,6 % par écouvillonnage, 5,9 % par tomodensitométrie (TDM) et 3,7 % par les deux méthodes.
  • Taux de complications pulmonaires postopératoires :
    • 4,2 % en l’absence de test.
    • 4,8 % avec la TDM.
    • 2,8 % avec l’écouvillonnage.
    • 2,5 % avec la TDM et l’écouvillonnage (P = 0,031).
  • Le test de dépistage par écouvillonnage a été associé à une réduction des complications pulmonaires dans les zones à haut risque :
    • Rapport de cotes corrigé (RCc) de 0,25 (P = 0,014).
  • Aucune réduction significative n’a été constatée dans les zones à faible risque :
    • RCc de 0,72 (P = 0,108).
  • Des réductions ont été observées après une intervention chirurgicale majeure :
    • RCc de 0,63 (P = 0,019).
  • Aucune réduction significative n’a été constatée après une chirurgie mineure :
    • RCc de 0,58 (P = 0,413).
  • Nombre de sujets à traiter pour obtenir un bénéfice :
    • Dans les zones à haut risque :
      • 18 avec une chirurgie majeure, contre 48 avec une chirurgie mineure.
    • Dans les zones à faible risque :
      • 73 avec une chirurgie majeure, contre 387 avec une chirurgie mineure.

Méthodologie

  • Une analyse de cohorte internationale a porté sur l’association entre le test de dépistage par écouvillonnage nasopharyngé en préopératoire et les complications pulmonaires postopératoires chez les adultes faisant l’objet d’une chirurgie de cancer élective dans les zones où le SARS-CoV-2 est endémique.
  • Financement : Institut national britannique pour la recherche en matière de santé (National Institute for Health Research).

Limites

  • Biais de sélection.
  • Sous-groupes de petite taille.
  • Le caractère généralisable des résultats est limité.